‹ L'Araucana, poëme épique espagnol (volume 2)Chapitre 83 sur 124 · I.XVH · texte numérisé non relu

I.XVH

\insi le guerrier dont les cheveux blancs n'ont pas refroidi udace, et qui écoulait Valdivia d'un air farouche, s'aidant de ne et de l'autre main, soulève son bâton garni de fer. Le ip du vieillard cruel ne porta pas en vain. Il donne à Valdivia ternel sommeil. A l'instant la victime tombe sur le sol, et la î s'échappe de ses membres qui frémissent.

Ce barbare se nommait Leocato. Le magnanime Caupolicân, essé de l'outrage, voulait punir celte libre insolence; mais il t apaisé par les prières de l'armée, et le vieillard, à la fin, rtit du péril, sans avoir à souffrir. Ainsi l'extermination de ute la troupe espagnole était achevée. Pas un chrétien n'olappa au massacre pour en pouvoir porter la triste nouvelle *.

« Quai flero tauro, a ciii di riini içnoto Cinto sia il corno e M più da cauta mano, Muggisce, ïbufTa, s\ coiilorr.e, e sciiote, Urta, 9\ lancia, e f\ dibatle in vano; E qiiando al fin da' lacci iiscir non puolc, Cader si laiicia alflitlo c slanco al piano ; Tal r indomito Re, poichc coroprese D* aiTalicarsi indarno, al Qn si rese. »

(Alcssandro Tassoni, Secchia rapita, VI, 43.).

î débat des deux comparaisons offre de singulicrr s analogies ; mais cette fois la ipériorhé des détails descriptifs nous semble appartenir au texte itaUeu. Ercilla »ait d'autres conyenances à respecter et l'ensemble de sa peinture est d'un effel saissaut et terrible.

2 Ceux de nos lecteurs qui aiment à comparer entre elles les créations littcrai- 58, d'époques différentes, mais sur des sujets analogues, pourraient lire avec fruit, our le rapprocher de la narration d'Ercilia, le récit qu'un barde trallois du ixième siècle nous a laissé de la bataille de Kaltraez. Aneurin, qui assistait au désasfe de ses compatriotes et qui était fils de roi et guerrier, échappa au massacre *ec deux oa trois autres combattants. Il a pu rendre témoignage des faits, comme es deux Indiens qui se dérobent dans un hallier à la rage des ennemis et vont ^rter à Penco la nouyelle de la défaite et de la mort de Valdivia. Comme Ercilla îelebre le courage des Espagnols qui succombent devant Tucapel, de même dans

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