ÉPITAPHES ET PORTRAITS
verte d'un manteau, œuvre du m" siècle, où l'on a imaginé, sans la moindre raison, de reconnaître le Christ; au même cimetière, une curieuse fresque du iV siècle, le buste d'une femme dont la tête et les mains sont enveloppées d'un manteau rouge (fig. 19). Au cimetière de Thrason, des ouvriers ont détruit, en 1873, une tête charmante de jeune femme que, fort heureusement , le docteur Parker avait pu photographier [fig. 2o), Il nous serait plus précieux encore de posséder ce portrait d'homme qui fut peint sur toile et 6xé par des clous au bas d'un luminaire, dans la catacombe de Calliste; la toile est détruite, mais les traces des clous subsistent, et l'on peutencore distinguer sur le
mur un vague décalque de la tête. Enfin les deux médaillons en mosaïque de la bibliothèque Chigi, découverts en 1 656 dans la catacombe de Cyriaque, sont, d'après une
copie d'inscription, les ponraits de Flavius Julius Julianus et de Maria Simplicia Rustica, sans doute parents du Rusticus Julianus qui mourut préfet de Rome en 388. Malgré les restaurations subies, ces images ont conservé un caractère assez net, la figure d'homme surtout, avec son large front et sa' barbe courte, sa tunique à tissu d'or relevée de pourpre sombre ; et il apparaît clairement, par leurs attitudes différentes, que lari s'est fait
; Il — PonraitdcliIanaS mplinaRuBli a
provenant du c mel èm de Cyr aque
(Bibliothèque Chigi).
représenter de son vivant auprès de sa compagne défunte .
(fig. 2 0.
n est fort difficile de marquer la limite exacte où le portrait quitte l'observation du réel pour entrer dans le symbolisme ; l'exécution sommaire de ces figures laisse si rarement place aux détails individuels! Au moins peut-on avec certitude classer parmi les images de défunts quelques figures en pied qui n'ont point l'attitude orante, et ne représentent point des personnages bibliques. Tel est, au cimetière de Thrason, ce jeune homme aux jambes nues, à la tunique brodée, qui présente de la main gauche deux feuillets ouverts, sur lesquels on lit : DORMITIO SILVESTRl ; ici dort Siivestre. Telle est sans doute aussi, au cimetière de