‹ L'archéologie chrétienneChapitre 13 sur 68 · SCENES DE LA VIE REELLE · texte numérisé non relu

SCENES DE LA VIE REELLE

S' Sébastien, la figure d'athlète où M. Marucchî veut voir un symbole du combat de la vie; telles enfin les figures de docteur et d'orateur peintes dans Tune des chambres des Sacrements, au cimetière de Calliste. Il ne faut pas oublier les nombreux portraits de fossoyeurs, au repos ou au travail, que nous connaissons déjà (fig. 9, 65) ; ces intéressantes images nous introduisent dans la petite, mais très précieuse série des sujets empruntés à la vie réelle.

Pendant longtemps on a refusé d'admettre qu'il pût y avoir parmi les fresques des catacombes des scènes de la vie réelle, des peintures de métier analogues à celles que nous ont conservées les ruines de Pompéi ; et les partisans du symbolisme à outrance, depuis Bosio jusqu'au P. Garrucci, se sont ingéniés de la plus étrange façon à découvrir un sens mystique aux sujets les plus simples. Point n'est besoin de si grands efforts ; et l'on trouve, en sacrifiant un peu d'idéal, une interprétation toute juste et toute naturelle. On reconnaît sans discussion le portrait d'une marchande de légumes dans une fresque à^arcosolium, au cimetière de S*® Sotère ; la figure a été mutilée par l'ouverture d'un locus, mais les attributs sont bien caractéristiques : c'est la table de vente posée sur des tréteaux, c'est l'escabeau et la corbeille remplie d'herbages. Pourquoi chercher une allégorie funèbre sur cette voûte d'^arcosolium du cimetière ostrien, où un paysan conduit son chariot attelé d'une paire de boeufs, et chargé d'une lourde tonne? Un arcosolium analogue, au cimetière de Priscille, nous montre (fig. 22) huit hommes en tenue d'ouvriers, qui portent un tonneau sur de longs supports appuyés à

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leurs épaules; deux autres tonneaux sont déposés devant eux. Cela signifie simplement que le caveau appartenait à une confrérie de tonneliers, qui ont voulu figurer, auprès de leurs sépultures, une image de leur profession. Au cimetière de Thrason, le buste d'un athlète, encadré d'une couronne de laurier, est accosté

de deux figures de femmes tenant des volumes déployés (les lois de la palestre, selon Garrucci). A la voûte de l'arc, on voit le petit Tobie qui court avec son ch plus bas, au-dessous d'un décor composé de pégases ei de figurines nues, deux quadriges portent leurs cochers vainq^ueurs ; sur la paroi de front, deux aigles soni debout sur des globes, et deux Victoires ailées présentent la couronne et la palme.

Plus importantes sont, au cimetière de Domitille, les fresques exécutées pour le collège des boulangers el

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