‹ L'archéologie chrétienneChapitre 51 sur 68 · MOSAÏQUES DU VI* SIÈCLE A RAVENNE · texte numérisé non relu

MOSAÏQUES DU VI* SIÈCLE A RAVENNE

Fig, ijj, — Guiriton d'un possédé (S' Apollinaire Nouïcan),

fig. iSC. ~ Séparation des bouci ei de. brebis (S' flpolhnflire Nouveau) .

■aj8 L'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE,

intervalles des fenêtres. Au-dessus d'eux une zone plus étroite se divise en petits companiments où sont représentes tour à tour un épisode de Thistoire du Christ et un vélum ou baldaquin arrondi sur lequel posent deux colombes.

Ne pouvant donner ici une étude détaillée de ce

FIg. lif. — GuéiUon de t'himorroïsK (S' Apolli

cycle d'une valeur iconographique si considérable, il faut nous contenter d'une sèche énumération, que les gravures du moins compléteront en partie.

A gauche de la nef (du même côté que la procession des saintes) sontreprésentés treize épisodes des miracles ou des paraboles du Christ; à droite, treize épisodes de sa Passion, Ce sont ; i. La guérison d'un paralytique

MOSAÏQUES DU VI" SIECLE A RAVENNE. ajB

Fig. ti9. ~ La tume CiD« (S' ApoUioaire Nouveau)

(Maiih,, IX, 2-7). — 3. La guérison d'un possédé {Luc, VIII, 27-33, fig. i55). — 3. La guérison du paralytique de CapkamaUm (Marc, 3-i3}. — 4. La séparation des boucs et des brebis (Matih., XXV, 33, fig. i56). — 5, Le denier de la veuve (Marc, XII, 42}. — 6. Le Pha-

^C^^J-\^y\^v J '^.rjK

Fig. 160. — iitaa au ir

it des Oliiîera (S' Apollin.

: Nouveau).

risien et le Publicain au seuil du Temple (Lue, XVIIl, 10-14, fig. 128). — 7. La résurrection de Lazare (Jean, XI, 38-44). — 8. Jésus et la Samaritaine (Jean, IV, 7). — 9. La guérison de l'hémorroïsse (Matth., IX, 30- 32, fig. 157). — 10. La guérison de deux aveugles {Matth., IX, 27-30). — II. La pèche miraculeuse (Luc, V, 6, fig, i58). — r2. La multiplication des pains (Matth., XIV, i5-2i). — si. Autre multiplication des

mosaïques du VI' SIÈCLE A RAVENNE. a+i

Fig. tSi. — L« bigler d« Judo* (S' ApolliDidri NwmaD].

Fig. lui. — Jésiia devant Caiphe (S' Apollimlire Nouveau).

S4l L'ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

pains (Maith,, XV, 32-38). — 14. La sainte Cène (Matth., XXVI, 20, fig. iSg). — iS, Jésus au mont des Oliviers (Matth., XXVI, 39, fig. 160). — 16. Le baiser de Judas (Matth., XXVI, 49, fig. 161). — 17. L'arreS' tation de Jésus (Matth., XXVI, 5o). — 18. Jésus devant

Fig. 1<ÎJ.

Pierre (S' Apollinaire Nouveau).

CdipAe (Matth., XXVI, 64, fig. 162).^! g. La prédiction du reniement de saint Pierre {Matth., XXVI, 34). — 30. Le reniement de saint Pierre (Matth., XXVI, 69, fig. i63). — 21. Judas rapportant les trente pièces d'argent (Matth., XXVII, 3). — 22. Jésus devant Pilate (Matth., XXVII, II, fig. 164}. — 33. La montée au

mosaïques du vi« siècle a ravenne. nr

Hg. iSj. — La inonWe aj Golyotlid (5' Apulliuaire Nouvsaoj,

Golgotha (Matlh., XXVII, 32, fig. i65). — 24. Les saintes Femmes au tombeau (Maith., XXVIII, 5, fig. i3i). — 25. Apparition de Jésus aux apôtres (Matth., XXVIII, 17). — 26. Les disciples d'EmmaUs (Luc. XXIV, 27).

Bon nombre de ces tableaux, surtout dans la première série, semblent directement inspirés de l'art des catacombes, ou plutôt encore des bas-reliefs funéraires, dont ils conservent la simplicité d'attitudes et de composition. On retrouve sur les sarcophages ce disciple qui partout, dans les treize premiers tableaux, accompagne Jésus : c'est, d'une façon générale, le témoin, l'évangéliste, une de ces figures impersonnelles et synT thétiques si familières à l'antiquité. C'est toujours aussi le Christ jeune et imberbe des catacombes et des sarcophages qui guérit le paralytique et ressuscite Lazare; mais, dans les scènes de la Passion, il se transforme^ sa tête virile et barbue reprend l'aspect majestueux que lui ont donné les mosaïques romaines. L'originalité, qui paraissait déjà dans plusieurs mosaïques de la première série (le Denier de la Veuve, le Pharisien et le Publicain), devient plus frappante dans les scènes de la Passion. Pour la première fois Tart chrétien ose représenter les douloureux mystères, mais il le fait avec le souci visible de ne pas amoindrir la majesté de Dieu. Ni Flagellation, ni Crucifiement, rien de ces tableaux sanglants et tristes que préférera bientôt la dévotion populaire; le Christ est toujours un roi paisible et puissant, vêtu de pourpre et d'or, qui domine juges et bourreaux par son attitude et même par sa taille (c'est là encore un point de ressemblance aux sarcophages); et

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