LES LAMPES
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forme d'une nef gracieuse au flanc de laquelle sont fixés de petits réservoirs à huile; la chaîne qui la soutenait est encore attachée à la poupe et à la proue.
Le mât porte une voile et une antenne où M. de Rossi a pu lire :
DOMINUS LEGEM DAT VALERIO SE- VERO EVTROPI VIVAS. Une petite figure assise tient le gouvernail; une autre, debout à l'avant delà nef, semble prier ou prêcher. Selon M. de Rossi, ce petit monumeni, d'une piété si aimable et délicate, fut donné comme étrenne baptismale. Une lampe du iv* siècle, trouvée à Porto, rappelle ingénieusement ,1e plus profond symbolisme des catacombes (fig. 35r). Cest
Fig. aji. — Lampe de brome (niu)4e chrftira du Vatican).
encore une sorte de vaisseau, où se dresse à la poupe la tête du serpent tentateur ; il présente la pomme,
image de la chute originelle ; mais il tst dominé parla Croix victorieuse et la colombe de l'Esprit Saint, et, pour nous sauver du serpent, à la proue surgit la tèie du dauphin céleste qui présente le pain eucharistique. Enfin le musée chrétien du Vatican possède quelques lampes de bronze d'usage plus commun, ayant pour décor une petite croix , Fig. îs».—Lampedi brome qq le monogramme du Christ '"■"■ "■ """'• encdré d'une couronne de lauriers {fig. 252); c'est un motif que nous avons rencontré plus d'une fois sur les sarcophages.
L ORFEVRERIE'.
Le Liber Pontificalis nous a laissé entrevoir la belle part qu'eut l'orfèvrerie dans le développement de l'art chrétien (p. 179); Constantin combla de trésors les églises de son vaste empire. Mais les ravages qui désolèrent l'Italie dès le v" siècle entravèrent à Rome l'essor de cet art délicat, tandis qu'à Byzance, sous Théodose et plus encore sous Justinien, le luxe devenait inouï. La tâche serait ingrate d'énumérer les statues, les trônes d'or et d'argent, la vaisselle sacrée incrustée de pierreries, jusqu'aux vêtements tout constellés d'or et de gemmesque les empereurs d'Orient accumulèrent dans leurs basiliques et dans leurs palais; et d'ailleurs l'art