L'homme avant l'histoire, p
quantité des éclats d'ossements, les crânes des animaux séparés des mâchoires supérieures, comme si on avait voulu recueillir la masse cérébrale, paraissent, à M. von Ducker, les débris d'un repas d'un être intelligent1. Cette conclusion a été très -vivement combattue, et les faits relatifs aux ossements de Pikermi sont à peu près restés, jusqu'à ce jour, sans nul appoint pour la science.
Une autre découverte, si elle était revêtue de toutes les preuves d'authencité nécessaire dans une question si grave, était de nature à produire une plus profonde impression. 11 s'agit d'un crâne humain qui aurait été trouvé dans les couches miocènes de la Californie par M. Whitney8. Ce fait, porté à la connaissance du Congrès de Paris en 1867, a causé une grande émotion parmi les savants réunis, ainsi que M. de Quatrefages Fa rappelé au Congrès de Bruxelles. Il est à regretter que ce fait, d'une portée considérable, ne soit pas établi conformément aux légitimes exigences de la science. Des détails et des renseignements ont été réclamés souvent, mais M. Whitney a déclaré qu'il réservait cette question et les faits qui s'y rapportent, pour un ouvrage qu'il se proposait de publier. L'importance de ce crâne est prédominante, car c'est précisément les restes de l'homme lui-même, que les savants réclament comme accompagnement des silex miocènes. Ils s'étonnent de ne pas découvrir d'ossements humains dans ces couches à silex, où les ossements d'animaux parfaitement conservés se rencontrent en grand nombre. Malheureusement, le mystère presque impénétrable qui enveloppe le crâne miocène de la Californie, le laisse à l'état de lettre morte.
Au moment où nous traitions cette question, M. le professeur Capellini nous a gracieusement adressé une note ayant pour titre : L'uomo pliocenico in Toscana. Dans cet intéressant travail, le célèbre professeur raconte une excursion scientifique entreprise en société, avec plusieurs de ses amis,