‹ L'Archéologie préhistoriqueChapitre 82 sur 131 · Evans, les Ages de la pierre: p · texte numérisé non relu

Evans, les Ages de la pierre: p

2. Mercatus dans une dissertation du plus grand intérêt, après avoir discuté l'origine des instruments en pierre ceraunia, termine ainsi : «. Nobis autem satis est ostendisse cerauniam hujusmodi potuisse à veteribus parari. Nara hoc materia ejus et figura monstrant, nomen consentit, et usus aliquando tu!it. Quse si certa cognoscerentur, non deberet ha;c ceraunia inter î^ioftcpcpous conlocari, quoni.im ab arte perfecta esset. Magnam afFert dubitationem naturœ jocus, siquidem in rerum imitatione arti nonconcedit. Addit suspicionem parvitas, qua interdum ceraunia reperitur inepta spiculis. De fulmine, quœ prior fuitopinio, nihil affirmari potest, quam quod sparsim inveniatur. Unicuique igiturjudicium in medio relinquimus. (Michœlis Mercati Metallotheca. Roms, MDCCXVII.)

3oo LES HACHES POLIES.

qu'on trouve en Europe varie extrêmement. Il en est de 33 centimètres de longueur, d'autres qui n'en ont que 2 ou 3 et même moins. »

« A la taille près, leur forme diffère peu. On voit que c'est une figure consacrée et dont on ne devait pas s'écarter. On reconnaît même que certaine déviation au type adopté n'a eu lieu que parce que l'ouvrier a été gêné par la conformation de la pierre, ou bien par un accident et un coup donné à faux. Ces formes avortées font ressortir la beauté et la régularité de celles où il ne manque rien, qui devaient alors avoir une grande valeur. »

« Si l'on met à part ces déviations de la forme ordinaire, déviations tenant à des causes imprévues, et qui dès lors ne sont que des exceptions, il ne restera que cinq à six types principaux de haches dont tous les autres ne sont que des dérivés1.» Plus loin, traitant plus particulièrement des haches celtiques, il revient à sa première pensée : « La forme de toutes les haches polies se ressemble; cependant on peut en indiquer quatre à cinq variétés2. »

M. Nilsson, dans un travail beaucoup plus sévère au point de vue de la critique, adopta une autre classification. 11 divisa les haches en haches droites ou ordinaires et en doloires ou haches à tranchant transversal3.

M. Evans préconisa un classement particulier. Il groupa les haches en trois catégories4. Dans la première, il rangea les celts éclatés, non aiguisés ni polis; dans la seconde, il plaça les celts aiguisés à la partie du tranchant seulement. Enfin la troisième renferma les celts polis sur toute leur étendue. Ces divisions, utiles pour mettre un certain ordre dans les études, sont du reste, de l'avis même de M. Evans, arbitraires et dépourvues de caractère scientifique.

Les haches simplement éclatées ont été recueillies à la surface du sol en moindre quantité que les haches bien polies. Il ne peut être question ici des ateliers où naturellement elles

1. Boucher de Perthes. Antiquités celtiques et antédiluviennes } p. 112, Paris, 1847.

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