‹ L'Archéologie préhistoriqueChapitre 91 sur 131 · Bull. Soc. d'anthrop, de Paris } 1874, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. d'anthrop, de Paris } 1874, p

Enfin la dernière tête de lance de forme lancéolée, la plus courte de toutes, est aussi en silex d'eau douce. Les retailles sont assez rares sur la partie convexe, mais en compensation les bords sont soigneusement travaillés et finement dentelés.

Deux autres lances plates s'éloignent beaucoup des précédentes par leur configuration. La première est une très-belle lance en silex du Grand-Pressigny, longue de 16 centimètres; elle provient de la station des Ronces à Villevenard. Les deux extrémités présentent deux pointes à peu près identiques, l'une d'elles cependant plus arrondie. Les retailles portent particulièrement sur les bords et les deux extrémités. La partie convexe a été préparée par l'enlèvement de trois longs éclats. Sur la face inférieure, le bulbe de percussion a été enlevé en détachant quatre petits éclats. Ce sont les seules retailles qui affectent la surface concave. La seconde, composée d'un silex d'eau douce emprunté aux gisements du pays, revêt le même aspect que la précédente. Ces deux formes identiques, reproduites avec des silex de provenances si différentes, semblent démontrer que l'industrie de la vallée du Petit-Morin s'inspirait du travail du Grand-Pressigny. Il y a lieu de croire que les objets en silex de cette localité célèbre ont été importés confectionnés. L'absence d'éclats et de nucléus en silex du Grand- Pressigny dans nos stations autorise l'admission de ce fait.

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