‹ L'archeologue chretienou cours elementaire d'archeologie catholiquea l'usageChapitre 2 sur 112 · IRCHITECTURE GRECQUE ET ROMAINE · texte numérisé non relu

IRCHITECTURE GRECQUE ET ROMAINE

ARTICLE 1*^ — DES ORDRES D'aRCHITECTURE EN GÉNÉRAL.

I. Un ordre d'architecture se compose de deux parties essentielles et d'une partie accidentelle. Les parties essentielles sont : la colonne (Fig. 5 B) et Ventablement (C). La partie accidentelle est le piédestal (A) qui n'existe pas toujours.

II. La colonne se divise en trois parties : 1*» la base (a), qui se compose de plusieurs moulures ; 2® le fût (h), lisse ou cannelé et diminuant de diamètre de bas en haut ; 3*» le chapiteau (c), qui varie selon les ordres.

III. La colonne est quelquefois remplacée par une statue de femme ou d'homme. La statue de femme s'appelle alors caryatide, et celle d'homme jocmç'uc ou également cary alirfe.

IV. Le pilastre est une espèce de colonne carrée, ordinairement engagée dans le mur, et n'ayant de saillie que le quart de sa largeur : il est lisse ou cannelé et presque toujours aussi large en haut qu'en bas.

V. Ventablement se compose : 1° de V architrave (a), qui porte sur les chapiteaux; 2** de la frise (b), large plate-bande

unie ou plus ou moins ornée ; 3® de la corniche (c), assemblage de moulures qui couronne l'entablement.

L'entablement doit avoir le quart de la hauteur de la colonne.

VI. Le piédestal se compose : 1** de la hast {cj, formée de diiSférentes moulures ; 2® du dé Cbj, placé sur la base ; 3® de la cymaise ou corniche (a), qui couronne le dé.

Le piédestal doit avoir le tiers de la hauteur de la colonne. Il est quelquefois remplacé par un socle bas et carré appelé plinthe (4 a). Lorsque le piédestal règne tout autour de l'édifice ou au moins sur le devant, il prend le nom de stylobate ou de soubassement. (La Maison-Carrée de Nimes) (3121).

VIL Pour mesurer un ordre , on se sert d'une échelle de proportion appelée module.

Le module est le demi -diamètre de la colonne prise audessus de sa base; il se divise en 12 minutes pour le toscan et le dorique, et en 18 pour les autres ordres.

VIII. Quand on veut élancer un monument, sans s'écarter de ces règles fixées par les anciens (*) , on est forcé de recourir à un attique, espèce de couronnement toujours assez bas, ou d'élever plusieurs ordres les uns au-dessus des autres, en commençant par les plus simples et les plus solides, dans Tordre suivant :

Le toscan (1), le dorique (2), V ionique (3), le corinthien (4) et le composite (5).

Parmi ces cinq ordres, il y en a trois grecs : le dorique, l'ionique et le corinthien , et deux romains : le toscan et le composite.

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