‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 102 sur 393 · Antiitz, II, p · texte numérisé non relu

Antiitz, II, p

tagneux séparés, vont finir à la baie de Tasman et ne se montrent plus dans l'Ile Nord. Elles sont encadrées par les chaînes paléozoïques qui se brisent en îles et en péninsules au détroit de Cook. Après le synclinal mésozoïque vient une nouvelle chaîne paléozoïque ; c'est cette dernière, et cette dernière seulement, qui, se dirigeant toujours au Nord- Est, se continue dans l'île Nord ; elle constitue les Ruahine Ranges, et va finir à Plenty Bay, accompagnée à l'Est d'une zone mésozoïque parallèle à la côte.

Cette longue et étroite chaîne est le seul plissement cohérent de l'île Nord. A l'Ouest s'étend la grande région volcanique du Taupo. Des sédiments tertiaires ou récents forment la côte Nord du détroit de Cook, entre la chaîne paléozoïque et la masse volcanique du mont Egmont. Cependant on rencontre encore en beaucoup de points des roches paléozoïques dans le Nord-Ouest, jusqu'au cap Nord, mais à l'état de fragments d'une chaîne effondrée, séparés les uns des autres par les sédiments récents, les tufs et les laves qui occupent la place prépondérante dans l'île Nord. La courbe si régulière de la côte Nord- Ouest est formée par des flèches de terrains récents qui vont d'un fragment à l'autre ; cette courbe n'indique donc rien en ce qui concerne la direction véritable des montagnes.

On est naturellement amené à chercher la continuation de la chaîne principale de l'île Sud, disparue au détroit de Cook, sous la région volcanique du Nord, entre Wanganui et Plenty Bay. Or, c'est précisément cette ligne, où Hochstetter f voit la lisière du champ d'affaissement, qui est marquée par les puissants phénomènes volcaniques du Ruapehu, du Tongariro, du lac Taupo, du mont Edgcumbe, de l'île Whakari, alignés sur une même fissure dirigée du Sud-Ouest au Nord-Est *.

Quoi qu'il en soit, les formes du terrain, ainsi que la structure géologique, présentent un contraste bien instructif en Australie et en Nouvelle-Zélande 8. Dans cette dernière contrée , on rencontre de grands plissements longitudinaux bien accentués, au lieu qu'en Australie on rencontre surtout des plateaux et des « dos de pays » sans ordonnance régulière. En Nouvelle-Zélande, les terrains archéens et primitifs ont une « structure zonale » bien nette, au lieu qu'en Australie ils forment une croûte fondamentale disloquée. En Nouvelle-Zélande, le carbonifère et les formations secondaires constituent des zones plissées dirigées du S.-W. au N.-E., au lieu qu'en Australie elles forment des plateaux horizontaux, reposant transgressivement sur la croûte fonda-

1. Hochstetter, Reise S. M. Fregatte Kovara, Geol. Theil., t. I, in-4<\ Wien, 1864, p. 92.

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