Antlitz, t. II, p
3. James Hector, The geological Formations of New Zealand compared with those of Australia (Journ. and Proceed. Roy. Soc. N. S. Wales, 1879, p. 65-67).
mentale. En Nouvelle-Zélande, le trias et le jurassique marins sont très bien représentés, tandis qu'ils font presque défaut en Australie. En un mot, il y a opposition complète entre les Alpes néo-zélandaises, qui sont des chaînes de montagnes déjetées vers l'Est, et le plateau australien.
Il est assez difficile de reconnaître dans quelle direction et sur quelles terres il faut chercher au Nord la continuation de la Nouvelle-Zélande effondrée. Dès longtemps, Dana, Clarke, Hochstetter, cherchaient cette continuation sur une ligne réunissant la péninsule d'Auckland, l'île des Trois-Rois, l'île de Norfolk, et venant aboutir à la Nouvelle-Calédonie. Mais on a reconnu que la direction de la presqu'île d'Auckland n'est pas celle du corps même de la Nouvelle-Zélande. La direction des lambeaux palézoïques de cette partie septentrionale ne se laisse guère reconnaître, par suite de l'intensité des phénomènes volcaniques. Ce n'est que par une hypothèse gratuite, bien que très vraisemblable, que M. Hans Reiter l suppose que ces terrains subissent une courbure analogue à celle qu'on observe à l'extrémité méridionale de l'île Sud, mais en sens inverse, et finissent par se diriger au Nord-Nord-Ouest. Toute la Nouvelle-Zélande formerait ainsi une ligne brisée en forme de Z, mais, pendant que l'aile Sud de cet arc néo zélandais est assez bien conservée, l'aile Nord est interrompue et effondrée sous la mer.
D'ailleurs, quelque solution que l'on adopte sur ce point, il y a dans la constitution de la Nouvelle-Calédonie des raisons intrinsèques nombreuses et importantes pour la regarder comme la continuation de la Nouvelle-Zélande. Même structure zonale dans les deux archipels, mais avec, en Nouvelle-Calédonie, une direction du S.-E. auN.-W. de la chaîne ou du fragment de chaîne; mêmes indices de dislocations puissantes ; même abondance des roches éruptives, avec cette différence qu'en Nouvelle-Calédonie la dernière fracture a été celle qui a amené au jour la grande formation serpentineuse recouvrant l'île presque toute entière, et que la cassure ne s'est point rouverte depuis. On n'a encore rencontré une masse de serpentines comparable par son étendue à celle de la Nouvelle-Calédonie sur aucun point de la côte occidentale du Pacifique, ni peut-être du monde entier. Les serpentines calédoniennes paraissent appartenir à là zone extérieure d'une grande chaîne montagneuse, comme les serpentines qu'on a reconnues en tant de points dans le flysch de Téocène alpin. Enfin et surtout, on trouve en Nouvelle- Calédonie et en Nouvelle-Zélande les mêmes terrains triasiques, jurassiques et crétacés, dont la ressemblance dans les deux îles est aussi complète qu'on peut le désirer. Ils se composent des mêmes assises, se suivant dans le même ordre et caractérisées par les mêmes fossiles.