Chambeyron, Instructions nautiques, p
et leur mouvement de translation dans le sud varie du S.S. W. au S.E. M. Chambeyron dit que « toutes les parties de l'île sont exposées à la visite des cyclones »; cependant ils sont ordinairement beaucoup moins redoutables dans le sud de l'île que dans le nord, et l'île des Pins n'en a, dit-on jamais ressenti. En tout cas, les cyclones permettent de constater ce que l'étude de la direction générale des vents avait déjà fait pressentir, l'influence exercée sur la direction des courants atmosphériques par la rencontre de la Grande-Terre, et les variations de temps en Nouvelle-Calédonie à courte distance. « Les terres étendues et élevées de Calédonie f modifient souvent le sens du mouvement de translation de ces cyclones; en général, lorsque la trajectoire du centre vient ren* contrer les terres de la partie nord, elle s'infléchit suivant le gisement de l'île et descend alors du N.W. au S.E. » Le mouvement de translation est souvent non seulement dévié, mais accéléré d'une manière tout à fait anormale au préjudice du mouvement de rotation à la rencontre de la Nouvelle-Calédonie f.
En outre des véritables cyclones, la Nouvelle-Calédonie subit souvent de grandes tempêtes de vent régnant. M. Louvet 8 estime qu'il y a à Nouméa, année moyenne, environ 25 jours où la vitesse du vent dépasse 1000 mètres, vitesse qui est déjà celle des bourrasques.
Depuis 1883, un anémomètre Robinson est installé sur la terrasse du sémaphore de Nouméa, à la hauteur de 97 mètres au-dessus du niveau de la mer, et on prend, en mètres, par minutes, la vitesse du vent. La moyenne annuelle4 est de 408 mètres; c'est en été (463 mètres), en janvier surtout (495 mètres), qu'elle atteint son maximum : c'est en hiver (353 mètres), en juillet surtout (317 mètres), qu'elle est le plus faible. Ces vitesses sont prises pendant la période de la journée où le vent souffle avec le plus d'intensité ; si les observations portaient à la fois sur le jour et la nuit, il est probable que les moyennes seraient réduites, d'un tiers environ selon M. Louvet.
A l'hôpital militaire de Nouméa5, où M. Louvet a choisi d'autres heures pour ses observations, la moyenne générale de la vitesse du vent est d'environ 215 mètres par minute (été 235 mètres, hiver 195 mètres).
Mais Nouméa peut nous renseigner moins encore sur la vitesse du