‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 127 sur 393 · Mém. Soc. imp. Cherbourg, 1865, p · texte numérisé non relu

Mém. Soc. imp. Cherbourg, 1865, p

4. V. sur ce sujet Hann, in Zeitschr. d. d. Alpenvereins, 1889, p. 74. Les courants généraux de l'atmosphère sont profondément modifiés, aussi bien en rapidité qu'en direction, dans les couches inférieures de l'air. Les couches supérieures seules permettent de retrouver les lois.

5. Le vent de S.E. n'est pas toujours l'alizé (Louvet, p. 63 et suiv.).

sont déterminés parles températures des mers et des terres ou les déterminent eux-mêmes. Pour tous les phénomènes climatériques, il y a enchaînement, action et réaction réciproques, plutôt que rapport de cause à effet. On se bornera à considérer l'influence climatérique des courants marins sur la Nouvelle-Calédonie. On sait d'ailleurs trop peu de chose de ces courants pour en présenter une étude systématique f. Ils subissent suivant les saisons des variations considérables de volume, de vitesse et de direction, les courants chauds acquérant la prépondérance ou augmentant d'intensité vers la fin de l'été, les courants froids vers la fin de l'hiver. La plupart des auteurs distinguent mal entre les courants permanents et les courants périodiques, et ne fontpas toujours connaître l'époque de leurs constatations.

Pour les courants comme pour la morphologie, les profondeurs marines et les vents, il y a opposition marquée entre le Pacifique oriental et le Pacifique occidental, et la différence se marque d'autant plus qu'on s'avance davantage vers l'ouest. Le courant équatorial de l'hémisphère Sud a sa plus grande constance dans sa partie orientale et près de la ligne équatoriale, qu'il dépasse au nord. Là, d'après Kerhallet, il a une rapidité moyenne de 24 à 25 milles marins, souvent le double, quelquefois 79 et 100 milles. Au sud de l'Equateur il perd beaucoup de sa force. A mesure qu'il rencontre des îles de plus en plus nombreuses, de plus en plus étendues, une plus forte part de ses eaux est déviée et s'infléchit vers le sud. A Taïti, la Novara et le Challenger trouvèrent un courant de sud-ouest2. La même déviation se produit à la rencontre de l'archipel de Cook, des Tonga et des Fidji : de nouvelles portions du courant équatorial se dirigent au Sud-Ouest, en inclinant de plus en plus vers le Sud. La région située entre les Fidji et l'archipel Canaque est une de celles pour lesquelles on a le moins d'observations.

En arrivant près des Loyalty et de la Nouvelle-Calédonie 3, le courant équatorial se partage une fois encore et se scinde définitivement en deux branches. L'une se porte au sud-ouest et l'autre au nord-ouest. Laquelle des deux emporte la plus grande masse des eaux? C'est ce qu'il est impossible de décider.

La branche du sud-ouest passe au sud de l'île des Pins et du grand récif, qui lui oppose un puissant obstacle : de sorte que l'espace de mer compris entre l'île des Pins et le récif du Sud se trouve à l'abri de toute

1. Le commandant Duperrey est le premier qui ait groupé les observations sur les courants du Pacifique; son travail et sa carte ont été publiés dans le voyage de la Coquille (Paris, 1831). Des observations sont éparses dans les journaux de bord. Les renseignements de Kerhallet [Considérations générales, p. 59), de 0. KrUmmel [Handb. der Ozeanogr., t. II, p. 485), ceux des publications hydrographiques des diverses marines, sont bien sommaires, et n'ont pas, de l'aveu même de leurs auteurs, un bien grand caractère de certitude.

Page 1