Ule in Peterm. Mitteil, 1893, p
3. C'est la température de surface qui importe au point de vue climatérique. La distribution verticale de la température dans les eaux marines n'a que peu d'influence et peut être négligée.
4. Woeikoff, Arch. sciences phys. et nat. de Genève, t. XV (janv. 1886). Id., Klimate der Erde, t. I, p. 136 et 328. Buchan, The Météorologie al Results of the Challenger Expédition, in Proceed. R. G. Soc. London, 1891, p. 137.
5. Buchan, art. cité, Proceed. R. G. S. London, 1891, p. 137.
6. Voir a) Charts showing the surface température ofthe Océans, publ. by the Meleor. Council. London, 1881. b) Berghaus, Physikal. Atlas, n° 21 (Hydrographie, n° 6). c) 0 . Krûmmel, Karten der Meerestemperatur im Februar und A vgust, in Zeitschr. f. wissensch. Geogr., t. VI, 1887, p. 30. d) Buchan, art. cité des Proceed., 1891 (4 cartes), e) Challenger Reports, Physicsand Chemistry, t. Il, Atmosphère circulation by Buchan. (Ces dernières cartes sont les plus récentes et les plus exactes).
chauds dans leur partie occidentale que dans leur partie orientale, comme la direction des vents et des courants le faisait prévoir. Le Pacifique occidental est effectivement plus chaud que le Pacifique oriental. Ce n'est pas seulement parce que les eaux chaudes sont poussées vers cette partie de l'Océan : c'est aussi par suite de la configuration et de l'articulation des terres que le contraste se produit. Le nombre et l'étendue des îles progressent d'une manière régulière de l'Est à l'Ouest, depuis l'Océan vide d'îles de la côte américaine jusqu'aux grandes terres de l'Indonésie. Au grand Océan ouvert succèdent les « mers de bordure » de la Mélanésie, puis, à partir du détroit de Torrès, la Méditerranée australasienne ; les détroits deviennent de moins en moins larges, de moins en moins profonds, et ainsi se constitue une véritable « chaudière », comme celle de la Méditerranée américaine, à laquelle on l'a déjà comparée pour sa genèse et son rôle morphologique. Le voisinage des masses continentales est donc, comme l'a montré M. Zenker \ une cause d'anomalie thermique positive pour les surfaces marines dans les basses latitudes. La température de l'eau de mer dans les parages de la Nouvelle-Calédonie doit avoir une moyenne annuelle voisine de 24°, soit une anomalie positive de 1° environ, alors que le Pacifique boréal doit avoir, sous la même longitude et à latitude égale, une anomalie positive de 2° environ, et le Pacifique austral oriental* une anomalie négative de 1 à 2°.
Quoi qu'il en soit, la moyenne température annuelle de la Nouvelle- Calédonie est à Nouméa 3 de 23°, 6. Les autres îles du Pacifique Sud