M. À. Legrand, Nouvelle-Calédonie, p. 151. jfe
succèdent par séries, et que la quantité de pluie varie considérablement d'une année à l'autre. »
Mais il ne faut pas exagérer l'importance de la moyenne annuelle des pluies, qui efface les contrastes et atténue les différences, comme toutes les moyennes météorologiques. La saison où tombent les pluies dans les différentes terres du Pacifique austral et la manière dont elles se produisent renseignent bien mieux sur le climat calédonien.
Les stations insulaires du Pacifique austral sur lesquelles on a quelques observations présentent toutes, entre les tropiques, un régime de pluies d'été. Mais des différences générales, telles que leur situation par rapport à l'Equateur ou à l'Australie, et des différences locales, causées principalement par des conditions de relief et d'exposition, font sentir leur influence. La part proportionnelle de la saison chaude, été ou hiver, est plus ou moins considérable, la part de la saison sèche plus ou moins réduite. C'^st ce que montre le tableau suivant, qui n'a, bien entendu, qu'une valeur tout à fait provisoire et relative, les observations étant trop courtes et de longueur trop inégale.
Les quatre mois (consécutifs) les plus riches en pluies sont * :
Papeete,
janvier-avril, avec 625 millimètres soit 59 p.
100 du total
Upolu (Samoa),
décembre -mars, — 1858
Tonga-Tabou,
mars-juin, — 839
Levuka-Suva,
janvier-avril, — 1234
Delanasau,
Tanna
Futuna
s quatre mois
(consécutifs) les plus pauvres en
pluies sont :
Papeete,
juillet octobre, avec 148 millimètres soit 14 p.
100 du total
Upolu (Samoa),
mai-août, — 578
Tonga-Tabou,
juillet-octobre, — 497
Levuka-Suva,
juin-septembre, — 548
Delanasau,
Tanna,
Futuna,
juillet-octobre, — 424
Ce tableau montre que tous ces points ont à peu près la même époque de pluies, janvier-avril, sauf les Samoa, plus rapprochées de l'Equateur,
1. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, les éléments de ce tableau sont empruntés : pour Papeete, à Meteor. Zeitschr., 1892, p. 143; pour Samoa, Ann. der Hydrogr., 1890, p. 195; pour Tonga, Mvteor. Zeitschr., 1891, p. 141 ; pour Levuka-Suva, Meteor. Zeitschr., 1888, p. 444; pour Delanasiu, Ann. der Hydr., 1890, p. 195; pour Tanna, Meteor. Zeitsc'ir., 1893, p. 66; pour Futuna, Meteor. ZeiUchr., 1891, p. 136.
où les pluies ont lieu plus tôt, et Tonga-Tabou, plus éloignée, où elles ont lieu plus tard, (la série d'observations de Tonga étant d'ailleurs trop courte et sujette à revision). La saison sèche est d'autant plus tardive
Samoa
DelanAsaxi.
(Fidji) eoo.
QUANTITÉS MENSUELLES DE PLUIES EX NOUVELLE-CALEDONIE ET DANS D'AUTRES ARCHIPELS