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DU PACIFIQUE AUSTRAL

qu'on s'éloigne davantage de l'Equateur ; elle a lieu plus tôt aux Samoa qu'aux Fidji, aux Fidji qu'à Tonga-Tabou.

La saison des pluies est beaucoup mieux marquée sur les versants nord et nord-ouest des îles, c'est-à-dire sur les pentes qui, abritées de l'alizé et exposées aux vents pluvieux du nord, reçoivent des pluies

1. Pour l'emplacement des stations et la durée des observations, voir ci-dessus, p. 157.

lorsque l'alizé est interrompu ; tels sont Papeete, Upolu, Delanasau, situés tous trois sur la côte nord ou nord-ouest des îles. A Papeete, janvier seul donne 232mm de pluie (22 p. 100 du total), août 20mœ seulement (20 p. 100). A Delanasau, dans les trois mois de janvier à mars, il tombe 58 p. 100 de la pluie totale, plus que dans tous les autres mois réunis. Il y a donc une saison de pluies tropicales normales, en été, et lorsque l'alizé souffle constamment, comme cela est arrivé en 4877-78, la saison des pluies se trouve retardée et la sécheresse se produit. Quant aux Samoa, elles sont si abondamment arrosées et si rapprochées de l'Equateur qu'on n'y peut pas parler d'une saison sèche au sens propre du mot; mais quoique la quantité de pluies soit encore considérable dans les mois les plus pauvres, la différence des deux saisons est bien marquée.

Au contraire, sur les versants sud et est des îles, la part proportionnelle de l'été est plus faible : tels sont Levuka-Suva et Futuna. Aux Fidji, sur les versants exposés à l'alizé, les pluies sont non-seulement plus abondantes, comme on l'a vu, mais en outre réparties à peu près sur tous les mois. Quant à Tonga-Tabou, la saison sèche y semble encore moins marquée, mais ici c'est, outre l'éloignement de l'Equateur, l'imperfection des moyennes qui paraît devoir être incriminée.

Aux Salomon *, la pluie est répartie à peu près également sur toute l'année, avec maximum d'été, de décembre à mars, par vents d'ouest. « La pluie, dit Guppy,y tombe aussi bien pendant l'alizé que pendant la mousson. »> Certains mois de juin, de juillet, de septembre, y ont donné plus de 400mm de pluie.

Enfin en Nouvelle-Guinée f, les observations météorologiques, si courtes qu'elles soient, sont intéressantes en ce qu'elles montrent combien, sous les tropiques, le partage annuel des précipitations dépend de la situation par rapport aux vents dominants. La pluie, sur la cùte du Kaiser- Wilhelms-Land, vient en général par mousson de N.W., par conséquent en été, et en effet, à Hatzfeldhafen, le mois du maximum est janvier, la saison du maximum l'été; mais il y a un maximum secondaire en juillet, au moment où l'alizé atteint son plus grand développement. A Constantinhafen, on a encore des pluies dominantes de saison chaude, mais avec maximum en automne et notamment en mars. Finschhafen est au contraire à l'abri de la mousson, mais complètement exposé à l'alizé, qui atteint son plein développement dans l'hiver du Sud et frappe directement la côte orientale du golfe de Huon. Finschhafen a des pluies dominantes en hiver, et particulièrement en juillet. On a donc des pluies de mousson à Hatzfeldhafen et Constantinhafen, pluies d'été sur le premier point, d'automne sur le second ; des pluies d'alizé et d'hiver à

1. Guppy, The Solomon and their natives. Quarterly Juurn. Meteor. Soc, 1885, p. 309.

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