Pelerm. MitteiL, 1891, p
Finschhafen. On observe nettement sur cette côte la transition des pluies purement tropicales aux pluies d'hiver.
Il y a d'ailleurs d'autres variétés encore sur cette grande terre montagneuse, proche à la fois de l'Equateur et de l'Australie. Pendant qu'à Port-Moresby, à l'époque où la Fasana s'y trouvait (août 1890), il n'avait pas plu depuis neuf mois ', dans la Nouvelle-Guinée occidentale, la saison relativement sèche est réduite à deux ou trois mois (juilletseptembre), dans l'archipel Bismarck et le Nouveau-Hanovre il pleut toute Tannée abondamment f .
Dans l'archipel Malais3, les pluies sont des pluies de toutes saisons; ce n'est que dans la partie sud de l'archipel qu'apparaît une saison relativement sèche, de juillet à septembre; encore manque-t-elle complètement dans le voisinage des montagnes : « Le changement de la mousson et des saisons sèche et humide, dit A. R. Wallace, est très difficile à éclaircir et à peine marqué ; les pluies sont continuelles, et leur interruption est aussi rare, exceptionnelle et peu régulière que l'interruption de la sécheresse dans les déserts. »
A Soemba, Flores, Timor, les pentes nord et est, moins arrosées, voient les pluies se concentrer davantage sur un petit nombre de mois. La saison sèche est d'autant plus marquée qu'on s'approche davantage de l'Australie; la mousson de S.E. devient plus sèche, car elle a moins le temps de reprendre de la vapeur d'eau sur les mers.
Dans l'Australie septentrionale k on trouve bien vite, au lieu d'une longue saison des pluies et d'une courte saison sèche, une courte saison des pluies et une longue saison sèche. La saison des pluies ne va plus guère que de décembre à mars, la saison sèche de mai à novembre. On peut suivre dans l'intérieur de l'Australie le passage des pluies d'été tropicales de la mousson de N.W. aux pluies d'hiver de la côte sud et sudouest. Les pluies d'été régulières ne dépassent guère le tropique au sud, pendant que les pluies d'hiver régulières dépassent rarement le 28e para- ^fe
lèle au nord. Entre deux, il y a donc 6 ou 7 degrés de latitude qui ont v
des pluies incertaines ; les longues périodes de sécheresse y sontinterrompues par d'effrayantes pluies locales, qui sont en général des pluies d'été.
Sur la côte orientale d'Australie, d'après Hann, entre 15° et 23° lat. S., les six mois de la saison chaude ont 84 p. 100 de la somme annuelle ; entre 23° et 28° lat. S., 67 p. 100 seulement. La part proportionnelle de l'hiver augmente donc en allant vers le sud; cependant, tout le long de la côte orientale, les pluies d'été ou d'automne restent dominantes.