‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 160 sur 393 · Woeikoff, t. II, p · texte numérisé non relu

Woeikoff, t. II, p

4. Hann, Klimatologiet$. 322 et 328. Woeikoff, t. II, p. 400. Raulin, in Ann. Soc. Météor., 1884, p. 265 et 1886 p. 21.

À Mackay1, les pluies commencent ordinairement fin décembre, et durent, avec quelques interruptions de semaines sèches, jusqu'en avril et quelquefois mai. Les trois mois d'hiver sont entièrement secs, août surtout. A Brisbane f comme à Futuna des Hébrides, c'est tantôt l'été, tantôt l'automne qui donne le plus de pluies. Parfois même on observe deux petites saisons de pluies, en automne et au printemps, séparées par deux saisons sèches.

A Sydney même3, et sur toute cette côte jusque par 34° 1/2, sauf quelques stations de régime exceptionnel, la saison chaude continue à avoir plus de pluies que l'hiver. Les précipitations vont en décroissant à Sydney de mai (180mm) à décembre (50mm), en croissant de décembre à mai. L'automne y est par suite la saison la plus arrosée. Presque toute la région envisagée a donc des pluies d'été ou du moins de saison chaude, mais avec combien de variétés et de différences locales !

Si, avec le secours de ces renseignements comparatifs, on examine le régime pluvieux de la Calédonie, on voit qu'il ressemble partiellement à plusieurs autres, entièrement à aucun. A Nouméa4, les quatre mois les plus riches en pluie sont février-mai, avec 505mm, soit 44 p. J00 de la somme annuelle; les quatre mois les plus pauvres en pluie sont août-novembre, avec 260mm, soit 22 p. 100 de la somme annuelle. On voit donc que la saison des pluies a une part proportionnelle beaucoup plus faible que dans les autres stations insulaires du Pacifique (sauf peut-être Tonga-Tabou, mais la moyenne est trop incertaine sur ce point); la saison sèche est également moins marquée, sa part proportionnelle plus forte, si l'on excepte Futuna, qui sur ce point comme sur beaucoup d'autres ressemble à la Nouvelle-Calédonie. En outre, saison des pluies et saison sèche surviennent beaucoup plus tard à Nouméa, la première en automne et non en été, la seconde au printemps et non en hiver. La différence serait sans doute plus accentuée encore si on avait pour les autres archipels des moyennes aussi longues que pour Nouméa. La figure donnée plus haut5, qui fait connaître pour chacun des douze mois de l'année la quantité de pluies en millimètres en Nouvelle-Calédonie et dans les autres archipels du Pacifique, met en lumière ce contraste.

C'est en avril, comme on le voit, que la quantité de pluies atteint à Nouméa son chiffre le plus élevé (154mm,43); elle décroît ensuite de mois en mois jusqu'à ce qu'elle tombe à son minimum en août (59mm,95). Elle recommence ensuite à augmenter régulièrement, sauf une légère dimi-

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