IA TERRE VÉGÉTALE ET LA VÉGÉTATION
Un grand nombre de travaux ont été consacrés à la flore de la Nouvelle-Calédonie. L'exploration méthodique *, commencée avant l'occupation française par les herborisations du père Montrouzier, fut poursuivie par Pancher, jardinier-botaniste du gouvernement, qui arriva de Taïti en 1859 et resta en Calédonie jusqu'en 1870; il rechercha les plantes des environs de Nouméa et les réunit dans le jardin du gouverneur. A peu près à la même époque (1855-60), MM. Vieillard et Deplanche herborisaient autour des postes de Gatope, Canala, Wagap, cap Goulvain, ainsi qu'aux Loyalty, mais ne pouvaient que rarement s'aventurer dans l'intérieur. Le plus grand collecteur fut Balansa, envoyé par le Muséum de Paris, qui passa trois ans dans l'île (1868-70) dans de meilleures conditions que ses devanciers, et put atteindre des localités jusque-là inexplorées. Il visita surtout 2 la côte orientale jusqu'au cap Bocage, les flancs du Humboldt, et la vallée de Thio. Il faut citer encore MM. Baudoin, Jouan, Sébert, Brousmiche,etc. Malgré toutes ces recherches, il reste encore beaucoup de points à visiter, surtout dans les parties élevées ainsi que dans le nord de l'île. L'exploration botanique est loin d'être achevée.
Ces plantes ont été classées et étudiées par un certain nombre de botanistes. Qu'il suffise de citer MM. Brongniart et Gris pour les phanérogames, Fournier pour les fougères, Sébert pour les bois, Balansa, Heckel, pour la végétation en général, etc. 3. Quelque considérables que soient ces études parleur nombre et leur valeur, la végétation de la Calédonie est tellement riche, l'exacte détermination de* ses éléments si
1. Brongniart et Gris, Annales Se. natur., Botanique, S* série, 1. 1, p. 330 (1864). La Nature, 1875, p. 242. Brousmiche, Arch. méd. nav., 1884, t. XLI, p. 251.