‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 199 sur 393 · Cook, 2« Voyage, trad. fr. de 1778, t. IV, p · texte numérisé non relu

Cook, 2« Voyage, trad. fr. de 1778, t. IV, p

y manquent de sous-bots comme dans cette île 5. La croissance des arbres, la sécheresse, la face brûlée du pays, l'absence d'arbrisseaux dans les forêts, sont des traits communs aux deux contrées *. » « Nous étions frappés, ajoute-t-il, du contraste entre la Nouvelle-Calédonie stérile et les Nouvelles-Hébrides où le règne végétal brille dans toute sa perfection *. » On ne saurait mieux dire, et il faut convenir, en effet, que la Nouvelle-Calédonie a une végétation, comme un climat, de caractère australien et déjà subtropical 3.

Aussi beaucoup de plantes calédoniennes montrent la même sécheresse que les plantes australiennes, la même raideur du feuillage, qui n'est plus vert, mais a une teinte grisâtre, glauque, plus ou moins voisine du bleu. Les corpuscules verts ne brillent que faiblement à travers un épiderme épais, écailleux et décoloré : caractère correspondant à l'énergie des vents et à leur puissance d'évaporation 4. Le voisinage de l'Australie et de ses déserts se marque sur la végétation comme sur le climat; mais si ces actions se font sentir à la plus grande partie de l'archipel Canaque, elles ne le caractérisent pas tout entier, et sur un certain nombre de points on rencontre la vraie forêt tropicale.

1. Forster, in Cook, 2« Voyage, trad. fr. de 1778, t. IV, p. 475.

Page 1