Trouessart, Géographie zoologique, p
3. Fauvel, Bull. Soie. Linn. de Normandie, 1872, p. 121. Id. lbid., 1866, p. 172. Jouan, Mém. Soc. se. Cherbourg, 1864, p. 305. Fauvel, Notices cnlomologiques, 1™ partie, 5« partie, 8« partie, Caen, 1862-1882.
Les Papillons ou Lépidoptères sont peu nombreux, mais remarquables par leur taille et la beauté de leurs couleurs. Au nombre des insectes qui attaquent l'homme ou vivent sur lui en parasites, il faut compter les Moustiques, nombreux et vigoureux pendant la saison chaude, de décembre à avril, surtout dans le nord de l'archipel.
On rencontre en Calédonie plusieurs espèces d'Arachnides, dont une très grosse; leur piqûre est réellement dangereuse, bien qu'elle ne paraisse pas être mortelle. C'est en tout cas, avec un scorpion et un centipède, le seul animal de toute la faune terrestre calédonienne que l'homme ait à éviter.
L'humidité et la chaleur, conditions premières de la vie entomologique, sont en Calédonie suffisantes pour permettre l'existence de nombreuses espèces. Mais d'autre part humidité et chaleur sont, on l'a vu, inférieures à ce qu'elles sont d'ordinaire dans les pays, intertropicaux. L'étude de la flore montre à la fois des Acacias à phyllodes et des Népenthées, des arbres à piquants comme dans les déserts et des lianes comme à Java : les mêmes contradictions, les mômes contrastes se retrouvent dans la faune entomologique.
D'ailleurs à cet égard on observe de grandes différences entre la côte est et la côte ouest, entre le nord et le sud : Balade, Canala, Nouméa, l'île des Pins, les Loyalty, ne fournissent pas dans les collections les mêmes insectes. Entre la faune entomologique des plaines et celle des hautes montagnes, comme le mont Mou où Deplanche et Bavay ont recueilli des insectes, il y a des contrastes frappants.
Enfin cette faune entomologique est incomplète, fragmentaire : en effet, si les moyens de dispersion des insectes sont nombreux et presque indéfinis, leur conservation est plus difficile : « Ils sont peut-être ', de tous les animaux, les plus étroitement adaptés à certaines conditions; par exemple, des centaines de lépidoptères ne peuvent subsister en larves que sur une seule espèce de plantes. » D'importantes lacunes de la faune entomologique peuvent donc être attribuées à l'absence de certaines plantes, ou de certains vertébrés, ou des mammifères.
La Nouvelle-Calédonie constitue au point de vue entomologique une région homogène avec les Fidji et les Hébrides. Cette région spéciale est presque égale en importance à la Nouvelle-Zélande et à l'Australie, avec lesquelles elle n'a presque rien de commun. Certains grands groupes dont l'Australie possède de nombreuses espèces sont à peine représentés en Calédonie, où manque par exemple le genre Cetonia. Les relations sont faibles aussi avec la Nouvelle-Zélande, où les insectes, les Coléoptères surtout, sont d'ailleurs peu nombreux. Très inférieure en richesse, surtout pour les Lépidoptères, à la