D' Fornét in Jouvn. Offic. W* Cal., 16 déc. 13i
4. Jouan, Mém. Soc. se. Cherbourg, 1861, p. 24!. Montrouzier, 4nn. Se. Vliys. Lyon, 185*\ p. 417. Jouan, Rev. mar.t 1861, p. 366.
temps, les autres à certaines époques et dans certaines localités. Tels sont notamment une sardine ou melette vénéneuse, un Tetradon ou poissoncrapaud, une bécune. Les cas d'empoisonnement ne sont pas très rares *. On n'est pas encore bien fixé sur les causes de ces propriétés toxiques ; elles ne sont d'ailleurs pas spéciales à la Calédonie, et les poissons des genres Ostracion, Tetradon, les Sphyrènes et les Clupées sont tous plus ou moins suspects dans les pays chauds.
Les Crustacés 2 sont extrêmement nombreux en individus et en espèces. On peut citer les Grasses, les Lupins, plusieurs variétés de Squilles, que l'on trouve en abondance dans les cavités des coraux. Les Crustacés trouvent dans les récifs madréporiques à la fois des retraites sûres et une nourriture abondante. La double ceinture de côtes constitue des conditions très favorables à leur existence.
Les Mollusques marins a sont en nombre prodigieux ; le Père Montrouzier en a recueilli à lui seul plus de 650 espèces. La plupart ne sont pas spéciales à la Calédonie ; quelques-unes seulement se sont écartées du type par la taille, la forme, la coloration. La plus grande partie des espèces appartiennent aux Gastéropodes; cependant les Bivalves ne sont pas rares. Bénitiers ou tridacnes, dont le poids atteint jusqu'à 150 kilogr. 4, trochus, casques, porcelaines, nautiles, sont innombrables; la grande famille des cônes, si riche en variétés et en couleurs dans les mers océaniennes, compte au moins 84 espèces ; les mitres, les volutes, les strombes, pullulent dans les eaux tranquilles et les abris formés par les récifs. Il en est de même des holothuries, des échinodermes, de tous les êtres du grand embranchement des Rayonnes. « Vouloir exposer, dit Montrouzier, même sommairement, les principaux genres et les principales espèces de Polypiers qui font du voisinage des côtes de véritables parterres émaillés de fleurs, serait un travail immense. »
« Se contente-t-on, écrit M. Pelatan 5, d'observer les récifs superficiellement, on demeure saisi par le coup d'œil des hautes lames déferlant sur eux en volutes dont la blancheur de neige contraste avec le bleu profond de l'Océan et le vert d'émeraude des hauts-fonds. Veut-on au contraire en scruter les détails, on est confondu par le rare spectacle qu'offrent les moindres cavités du corail où, parmi l'enchevêtrement des
1 . Cook a raconté en détail comment il faillit mourir ainsi que Forster pour avoir mangé d'un Tetradon offert par les indigènes. En 1855, cinq hommes d'un navire de guerre français moururent d'un semblable accident. Cf. M. A. Legrand, Nouvelle Calédonie, p. 1*28-131.
2. Milne-Edwards, Nouvelles Archive* du Muséum, t. VIII (1872) p. 229, t. IX (1873) p. 155, t. X (1874) p. 39. Jouan, Mém. Soc. se. Cherbourg, 1863, p. 120; 1864, p. 307.
3. Jouan, Mém. Soc. se. Cherbourg, 1864, p. 302. Montrouzier, Revue algér., 1860, 1. 1, p. 225.