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Deplanche, Ethnologie calédonienne, p

4. Jouan, Mém. soc. Se. Cherbourg, 1865, t. XI, p. 140. Cf. Meinicke, t. I, p. 240. Revue de Linguistique, 1882, p. 300.

5. Grundemann; Peterm. Mitteil., 1870, p. 365-3G6. De Rochas, Revue algér., 185ï\ p. 233.

6. Erskine, Journal of a cruise among the islands ofthe Western Pacific, London, 185», p. 340.

T. Turner, Nineteen Years, p. 398.

H. Erskine, Journal, p. 373. Murray, Missions in Western Polynesia, p. 300. t). Deplanche, Ethnologie calédonienne, p. 4. De Rochas, Revue tttgér., 1859, p. 232. 10. Glaumont, Revue d'ethnogi*aphie, 1887, p. 336 ; 1888, p. 134. Y. aussi P. Lambert, l:s Hypogées de Vile des Pins (Missions cathol., 1893, p. 20-129).

1° un élément originaire du centre de la Grande-Terre, de Païta; 2° un élément venu des Nouvelles-Hébrides, de Vao probablement ; 3° un élément venu de Lifou des Loyalty et ayant abordé à Gadji ; 4° un élément venu des Tonga. On aurait donc, en quatre générations, quatre immigrations ; mais ces renseignements ne présentent aucun caractère de certitude. En tous cas, la présence de Polynésiens à l'île des Pins semble indiscutable ; les indigènes parleraient un idiome se rapprochant de celui des Wallis1. Forster avait déjà remarqué leur type particulier et recueilli la légende relative à leur origine.

Enfin, c'est également d'Ouvéa des Loyalty que proviennent les petits groupes polynésiens rencontrés sur la côte orientale de la Grande-Terre. Les relations sont fort anciennes, puisque d'Entrecasteaux a déjà trouvé des Ouvéens à Balade8. D'après Leconte 3, dont les informations sont toujours très sûres et très dignes de foi, les Ouvéens avaient en 1847 à Hienghène un village de 8 à 900 individus ; ils étaient en relations intimes avec les indigènes de ce point et même avec ceux plus éloignés. A Canala également, le chef leur permettait de s'établir à condition de l'aider dans ses guerres, de lui fournir des femmes et des pirogues.

L'étude de cette migration explique très bien pourquoi les mensurations anthropologiques, au bout de quelques générations, ne décèlent plus guère le mélange polynésien, et pourquoi M. Finsch a pu dire qu'il n'a jamais trouvé en Mélanésie ni en Polynésie une seule tribu qui ait le caractère d'une race métissée. Celui de tous les auteurs qui attribue le plus d'importance aux migrations polynésiennes dans l'archipel calédonien, Erskine, dit qu'elles seront vite effacées et que « le mélange avec la race noire sera complet à la génération suivante. » Qu'on réfléchisse en effet à ce qui s'est produit : les Polynésiens qui sont venus dans l'archipel calédonien sont ceux des Wallis, des Fidji, des Tonga, c'est-à-dire des Polynésiens occidentaux, très différents du beau type de Taïti, des Marquises et de la Nouvelle-Zélande. Si on compare l'un à l'autre un Taïtien et un Calédonien, les différences sont capitales et très accusées ; mais si l'on compare un Tongan et unFidjien, elles deviennentsi faibles qu'on ne s'accorde pas surle point de savoir si ce dernier est un Polynésien ou un Mélanésien *. Les Tongans, peu nombreux selon toute apparence, qui ont abordé dans l'archipel Canaque, se sont établis d'abord

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