‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 252 sur 393 · Meinicke, t. Il, p. 27. Wallace, Australasia, p · texte numérisé non relu

Meinicke, t. Il, p. 27. Wallace, Australasia, p

9. V. la représentation des vases de Spiritu-Santo dans Le Naturaliste, 1891» p. 246 (pi. 3, fig. 5 à 8), d'après les collections rapportées par le Dp François.

10. Codriogton, The Melanesians, p. 315. Brenchley, South-Seu Istands, p. 344.

11. Vieillard et Deplanche, Revue Mar. et Col., Octobre 1862.

spécialité de fabriquer de la poterie. » D'abord, cette prétendue infériorité n'est nullement évidente ; puis, si les Polynésiens, supérieurs aux Mélanésiens à d'autres égards, ne fabriquent pas de poteries, ce n'est pas par suite d'un instinct mystérieux qui manquerait à une race et se rencontrerait chez l'autre. De même que pour être pasteur il faut avoir des troupeaux, pour faire une poterie il faut prendre de l'argile. Le plus civilisé des hommes serait fort embarrassé de fabriquer une poterie sur une île purement corallienne. C'est la nature argileuse de leur sol qui a fait naître et se conserver chez les Calédoniens cet art de la poterie. Cette supériorité, comme celle qu'ils manifestent pour l'agriculture, est née de la nature de leur sol et de leur genre d'alimentation. C'est la géographie qui rend compte de la différence du genre de vie entre le Polynésien, se nourrissant de fruits qui poussent sans culture, sur ses îlots de corail, et le Calédonien, arrachant à grand peine l'igname et le taro à son sol infertile, fabriquant les marmites dans lesquelles il fait cuire ces aliments.

Se procurer des aliments, faire cuire ces aliments, c'est sous ce double rapport que le Canaque a montré le plus d'ingéniosité, et qu'il s'est montré égal ou supérieur à la plupart des populations qui l'entourent. Au contraire, il est demeuré fort inférieur en ce qui touche au vêtement, à la parure, à l'habitation. Il est sous ce rapport parmi « les plus grossiers » des Mélanésiens. Il semble que son imagination, épuisée par les efforts faits pour se procurer de la nourriture, se soit refusée à le servir pour les commodités ou les coquetteries de la toilette et de l'habitation.

Chez les hommes, le costume * est dans la plupart des cas une simple corde, quelquefois un lambeau d'étoffe de broussonetia ou une feuille d'arbre fixée par une liane. Par les temps pluvieux et froids, les indigènes portaient quelquefois, paraît-il, dans les montagnes de l'intérieur, des manteaux de paille tressée, sortes de nattes triangulaires, comme en avaient les indigènes de Nouvelle-Zélande.

Les femmes* ont une sorte de robe courte soit en écorce de pandanus, soit en fil de cocotier ou de bourao (Hibiscus tiliaceus). Cette robe, faisant plusieurs fois le tour de la ceinture, colorée en jaune ou en noir, quelquefois ornée de coquilles, les couvrait à peine. A l'île des Pins et aux Loyalty, les femmes non mariées allaient nues.

1. Meinicke, t. I, p. 225. Cook, t. IV, p. 427, 430, 434, 455; t. V, p. 2 et 4. Labillardière, Relation, t. II, p. 186 et 244. Bourgey, Notice ethnologique, p. 31. Bourgarel, Mém. Soc. Anthrop., t. Il, p. 401. Glaumont, Revue dCethnogr., 1888, p. 101.

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