‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 259 sur 393 · De Rochas, p · texte numérisé non relu

De Rochas, p

2. Patouillet, p. 128. Bourgey, Notice ethnologique, p. 13. Leconte, Mémoires pittoresques, t. 11, p. 509. La Hautière, p. 70. Glauoiont, Revue (Tethnogr., 1838, p. 74. Meinicke, 1. 1, p. 229.

3. Auiouroux et Place, L'administration et les Maristet, 2° éd. Paris, 18S2, p. 145.

4. Meinicke, t. I, p. 228. Leconte, Mém. pittor., t. II, p. 506. Bourgey, Notice ethno logique, p. 47. Glauinont, Revue oVelhnogr., 1888, p. 114. Montrouzier, Bull. So?. anthrop., 1870, p. 43. Brenchley, South-Sea Islands, p. 342. Biron de Vaux, Revue d'ethnogr., 1884, p. 311. Patouillet, p. 190. Montrouzier, Revue Alger., 1860, t. I, p. 3u2. Vieillard et Deplanche, Revue Mar. et Col., septembre 1862.

Il paraît superflu de parler d'art et de science chez les Calédoniens f . Ils ont pourtant une aptitude particulière pour la sculpture sur bois; leurs ouvrages sculptés ont un mérite incontestable, si Ton réfléchit surtout qu'ils ne disposent que de coquillages ou de morceaux de quartz pour les confectionner. Us ont des danses, des instruments de musique et des chants. Ils connaissent les vertus de certaines plantes. Ils tracent sur la tige dés bambous des figures 8 qu'on peut regarder comme une sorte d'écriture hiéroglyphique, destinée à rappeler les grands événements; et une sorte de monnaie 3, faite avec d«s coquillages, était en usage dans la région d'Uaraï. Ils ont divisé l'année en 12 mois et le mois en 4 semaines, d'après les phases de la lune ; leur système de numération 4 n'est pas décimal, comme en Polynésie, mais vigésimal : on compte par 5 (par mains) et par 20 (par hommes).

11 arrive * que des tribus soient alliées et forment une confédération; il arrive aussi qu'une tribu plus considérable s'en subordonne une autre, à la suite d'une guerre. Mais ces cas sont rares; autant les relations sont fréquentes entre villages d'une même tribu, autant elles sont rares entre tribus de la Grande-Terre, qui n'échangent presque jamais rien et vivent tout à fait isolées. C'est ce qu'avait aperçu Cook: « Nous ne fîmes, dit-il 6, que d'inutiles efforts pour savoir le nom de l'île entière. Peut-être est-elle trop étendue pour que ses habitants aient songé à l'appeler d'une seule dénomination. Toutes les fois que nous posâmes là-dessus des questions, ils nous donnèrent toujours le terme de quelque district que nous leur montrions. Nous en conclûmes que la contrée est divisée en cantons 7. »

Le mode normal des relations entre les tribus est l'état permanent de guerre. Les grandes fêtes qui suivent la récolte des ignames et les divers pilous-pilous9 réunissent bien quelquefois plusieurs tribus; mais il n'est pas rare que, dans l'état de surexcitation causé par les danses, les pilous se terminent par de véritables massacres et des scènes d'an-

1. Bourgey, Notice ethnologique, p. 12. Meinicke, 1. 1, p. 231. De Rochas, Nouvelle- Calédonie, p. 182. Eudes Deslon champs, Ann. du musée de Caen, 1880, p. 573.

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