‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 281 sur 393 · De Rossel, t. 1, p. 326. Labillardière, t. Il, p · texte numérisé non relu

De Rossel, t. 1, p. 326. Labillardière, t. Il, p

3. Meinicke, t. I, p. 2*5. Grundeinann, Pfterm. Mitteil., 1870, p. 365. L'atlas historique de Droysen porte 1705 (sans doute pour 1805).

4. Mémoires hydrographiques snr l'Océan Pacifique , p. 295. Cf. id., Allas de V Océan Pacifique, cartes n°» 1 et 11.

5. Dumont d'Urville, Voyage de V Astrolabe, Paris, 1830. Mémoire d'instruction, 1. 1, p. LXVI1 etLXXXV.

6. Dumont d'Urville, Voyage de V Astrolabe, t. IV, p. 4 G?. Brainne, Nouvelle-Calédonie, p. 42-56.

Mare, que d'Urville appela Britannia en mémoire du navire qu'on supposait avoir le premier aperçu cet archipel : « Cette terre, dit-il, élevée de 50 à 60 toises au plus, semblait fort uniforme, et les monticules, constamment découpés à angles droits et terminés par des lignes parfaitement horizontales, avaient des formes équarries et régulières rappelant aussitôt celles de châteaux-forts ou de hautes murailles. Cette forme, et la couleur blanchâtre de ces mornes, donnent à croire que le sol de ces îles est un calcaire, et probablement un calcaire madréporique. » Le lendemain 16 juin, d'Urville longea la côte orientale d'une île qui lui parut beaucoup plus grande et qu'il appela Chabrol (Lif ou) ; elle était plus élevée, plus montueuse et beaucoup mieux boisée que Britannia. Après avoir exploré les trois quarts de son périmètre, il croyait en avoir définitivement terminé avec les Loyalty, lorsqu'il aperçut, le 17, une nouvelle île, Ouvéa, qu'il appela Halgan: « Nous éprouvâmes, dit-il, une vive satisfaction en voyant que l'exploration des Loyalty acquérait une importance à laquelle nous ne nous étions nullement attendus. » Réservant pour l'année suivante une exploration plus complète de ces îles et de leurs côtes occidentales, d'Urville ne communiqua pas avec les indigènes, et continua sa route au nord-ouest, reconnaissant successivement divers écueils coralliens : les Pléiades, puis les Beaupré de d'Entrecasteaux, enfin les récifs de l'Astrolabe.

Après avoir fixé ces positions, d'Urville i continua sa route vers la pointe septentrionale des récifs de Nouvelle-Calédonie, pour en vérifier la configuration exacte et combler la lacune laissée par d'Entrecasteaux. Il s'assura, en passant à 4 milles de l'extrémité nord du Grand-Récif, le 22 juin 1827, que les brisants ne se continuaient pas plus loin, mais au contraire se repliaient en quelque sorte sur eux-mêmes et formaient un enfoncement.

L'année suivante, la nouvelle de la découverte de vestiges de la Pérouse à Tikopia entraîna d'Urville dans d'autres parages ; il ne put compléter la reconnaissance hydrographique des Loyalty que dans son second voyage, en mai 1840 2, en allant de la Nouvelle-Zélande au détroit de Torrès. « Les voyages de d'Urville, dit Meinicke 3, sont les plus importantes parmi les explorations françaises du Pacifique. »Quoi qu'il en soit, c'est avec d'Urville que se termine l'histoire de la découverte de la Nouvelle-Calédonie.

Depuis les voyages de ce navigateur jusqu'à 1854 s'étend une période qu'on peut appeler la période des Missions. Les voyages accomplis en Nouvelle-Calédonie se rattachent à l'établissement des missions catho-

1. D'Urville, Voyage de V Astrolabe, t. IV, p. 477. Cf. Chambeyron, Instructions nautiques, p. 3.

2. Dumont d'Urville, Voyage au pôle sud, Histoire du voyage, t. IX, p. 205.

Page 1