‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 282 sur 393 · Meinicke, t. 1, p · texte numérisé non relu

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liques, et, comme ces missions elles-mêmes, tirent leur principal intérêt de ce qu'ils préparent la prise de possession par la France ou y contribuent en quelque manière.

Le début des missions françaises dans les mers du Sud se place à Tannée 1826, époque où les premiers membres de la Société dite de Picpus partirent pour les Sandwich. Les Français cherchèrent à s'établir de préférence dans les groupes d'îles qu'avaient négligés les Anglais.

Dès 1825, au retour du voyage de la Coquille, M. Jules de Blosseville rédigea pour le ministère de la marine un double plan de colonisation indiquant, comme lieux propres à l'établissement de colonies pénitentiaires, le Port du Roi-Georges et la Nouvelle-Zélande. 11 semble que le voyage de la Coquille ait eu en partie pour but de chercher un point favorable pour y établir une colonie française océanienne *.

En 1839 2, on songea à la Nouvelle-Zélande ; un navire de la compagnie Nanto-Bordelaise, assisté par le gouvernement français, aborda dans ce buta la baie d'Akaroa3, à l'extrémité de la péninsule de Banks. Mais vingt jours avant l'arrivée des colons français, un navire anglais, parti de Sydney en toute hâte, s'emparait de la baie des lies et proclamait dans toute l'étendue des terres adjacentes la souveraineté de la Grande-Bretagne : « C'est ainsi, dit F. Julien \ qu'avant même d'y arriver nous avons perdu la Nouvelle-Zélande. Faut-il le regretter? La situation de nos colonies depuis trois quarts de siècle n'autorise guère ces regrets. » On fut obligé de chercher ailleurs, et, le 1er mai 1842, l'amiral Dupetit-Thouars occupait les Marquises ; en septembre de la même année, il plaçait Taïti et les îles de la Société sous le protectorat français, puis les Gambier, Wallis et Futuna. Mais ce n'étaient là que des stations, en attendant de plus importantes colonies, que la France convoitait dans l'Quest du Pacifique. Elle paraît avoir à cette époque songé, outre la Nouvelle-Calédonie, soit à la Nouvelle-Guinée, soit à des groupes de l'archipel Indien 5.

La Polynésie étant dévolue à la Société de Picpus, ce fut la Société des maristes, fondée à Lyon en 1836, qui se chargea des missions dans le Pacifique occidental. Elle jeta d'abord les yeux sur la Nouvelle-Calé-

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