‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 301 sur 393 · Nicomède, Bourail, p · texte numérisé non relu

Nicomède, Bourail, p

moindres plaies et piqûres à revêtir la forme ulcéreuse *. Ces ulcérai ions offrent, à l'intensité près, le caractère de celles de Cochinchine. L'ophthalmie des pays chauds, très fréquente sur certains points, a pour rause l'éclat de la lumière, sa réverbération sur les roches rouges, et, dans le nord de l'île, sur le sol pailleté résultant de la décomposition des micaschistes.

On le voit, les maladies des pays chauds ne font pas complètement défaut en Galédonie : le contraire eût été inexplicable. Mais parmi ces maladies, quelques-unes des plus redoutables sont complètement absentes, les autres se présentent avec un caractère atténué, amoindri, qui s'accorde très bien avec ce qu'on sait du climat, de la flore, de la faune, dont le caractère tropical est pareillement atténué et amoindri. Les Européens, pour les maladies qu'ils contractent dans l'île Canaque, ne peuvent guère accuser qu'eux-mêmes, leur mauvaise hygiène, leur oubli des précautions les plus élémentaires contre le climat. La Nouvelle-Calédonie présente même ce phénomène assez curieux, que le climat convient mieux aux nouveaux venus qu'aux anciens occupants du sol, aux Européens qu'aux Canaques. Encore faut-il que les Français y rencontrent des richesses exploitables. Le climat leur permet de mettre ce pays en valeur : en vaut-il la peine? C'est ce qui reste à examiner.

i. Arch. méd. nav., 1866, t. V, p. 5.

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