‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 303 sur 393 · J. Garnier, Bull. Soc. Géogr., 1879, p · texte numérisé non relu

J. Garnier, Bull. Soc. Géogr., 1879, p

2. Heurteau, Rapport, p. 14. Pelatan, Les mines de la Nouvelle-Calédonie, p. 52. Journ. officiel, 16 mars 1890.

dans l'ouest, on ne saurait imaginer une répartition géographique plus simple. Le groupe de la vallée du Diahot pour le cuivre, le groupe de Thio-Canala pour le nickel, le groupe de Nouméa pour le charbon, tels sont les trois grands centres industriels créés ou à créer dans la colonie. Chacune de ces trois régions a d'ailleurs été successivement découverte et explorée ; Tune après l'autre elles ont attiré l'attention. Au début, la colonie comptait surtout pour sa fortune sur les mines d'or et de cuivre ; le nickel n'a été connu et exploité que beaucoup plus tard ; enfin les mines de charbon n'en sont encore actuellement qu'à la période d'essais.

De vagues apparences d'or et de quartz aurifères avaient été déjà signalées par Cook et d'Entrecasteaux. « Si ces indications se vérifient, écrivait Brainne1 au moment de la prise de possession, la France, elle aussi, aura peut-être trouvé sa Californie. » Le P. Montrouzier* avait fait remarquer l'analogie des terrains du nord de la Calédonie avec les terrains aurifères de New-South-Wales, et Clarke 3 disait en 1851 : « Comme la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande sont évidemment de simples sommets d'une grande terre submergée, dont les Cordillères australiennes sont le corps principal, on ne peut presque pas douter désormais que ces deux îles seront ajoutées à la liste des contrées aurifères. » On crut que ces espérances allaient se réaliser, lorsqu'un article * du Moniteur de la colonie, du 28 juin 1863, annonça la découverte de l'or à Pouébo. La nouvelle fit sensation. Mais les études de M. J. Garnier réduisirent la trouvaille à sa juste valeur : « On s'étonne, dit-il5, que la découverte d'une quantité d'or aussi faible que celle des alluvions de la rivière de Pouébo ait pu produire tant d'émoi; en France, plus d'un cours d'eau en contient davantage. » Un seul filon aurifère a été sérieusement exploité6, celui de la Fern-Hill, à Manghine, sur la rive gauche du Diahot; découvert en 1870 par des mineurs australiens, il a été à diverses reprises, de 1870 à 1882, exploité et abandonné. Il a donné une quantité d'or assez notable, pour une valeur d'environ 700000 francs 7.

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