‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 311 sur 393 · Lanessan, C expansion coloniale, p · texte numérisé non relu

Lanessan, C expansion coloniale, p

5. Vogt, Ntkkelforekomster og nikket produktion, in-8«, Kristiana, 1802 (analysé dans Pelerm. MitteiL, 1893, L. B. n° 649, et dans de Launay, Statistique des gîtes métallifères, p. 44-45.

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canadiennes ont pris un développement rapide ! ; en 1892, on a déjà produit 2100 tonnes de nickel affiné à Sudbury (province d'Ontario). En même temps, on a rouvert en Norwège des mines contenant des gîtes analogues à ceux du Canada, quoique beaucoup moins importants. La Calédonie s'organise pour produire 5000 tonnes; étant donné la nature, l'abondance, la richesse de son minerai, l'avance qu'elle a prise, il y a tout lieu de croire qu'elle ne sera pas distancée. « Les diverses considérations se balancent, dit M. Levât2, et il semble que les deux pays producteurs de nickel actuellement connus peuvent lutter avec un égal avantage au point de vue des frais de production. » Tous les efforts tendent naturellement à abaisser les prix de revient et les prix de vente, pour augmenter les emplois du nickel; le kilogramme de nickel affiné, qui valait 62 francs en 1830, 33 francs en 1850, 12 francs en 1880, s'est abaissé à 5 fr., 50 en 1886 3, 4 fr. 50 et 4 fr. en 1894.

En somme, parmi les gîtes calédoniens, les plus originaux au point de vue du gisement, les plus nombreux et les plus susceptibles de fournir des minerais d'une valeur élevée, sont, la chose ne peut faire de doute, les gîtes de chrome, de cobalt et de nickel, subordonnés aux grands épanchements serpentineux. Et parmi eux, les gîtes de nickel sont les plus importants et les plus riches; ils ont été jusqu'ici l'élément principal de la prospérité de la colonie. La quantité de nickel que renferme la grande île peut être considérée comme industriellement inépuisable, quelle que soit l'impulsion donnée à la consommation, et ce métal demeure, dit M. Pelatan, le clou de sa fortune minière.

Les gîtes d'antimoine et de manganèse ont eu jusqu'ici peu d'importance4. Les seuls gîtes antimonieux qu'on ait encore rencontrés ont été découverts en 1878, aux environs de Nakéty. Ils ont été exploités de 1883 à 1885 et traités à Nakéty même. En 1885, le chiffre de l'extraction, avait atteint près de 1800 tonnes, d'une teneur de 40 p. 100. Ces gîtes se rattachent donc par leur situation géographique au groupe minier de la côte orientale. Le manganèse au contraire se trouve sur la côte occidentale, dans des schistes triasiques particulièrement siliceux, à Saint-

1. Joum. offic. de Nouvelle-Calédonie, 28 novembre 1891 (renseignements sur les gisements de nickel du Canada, fournis par le consul général de France à Québec). De Launay, Statistique, p. 44-46. Fuchs et de Launay, Traité des gîtes, p. 60-62. La fortune récente des gîtes canadiens a eu, en somme, une triple cause : découverte de gisements nouveaux, découverte de procédés métallurgiques nouveaux, ouverture du Canadian Pacific Railway.

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