Jouan, Mém. soc. Se. Cherbourg, 1877, p
10. Sébert, Notice sur les bois de la Nouvelle-Calédonie. Jeanneney, Nouvelle-Calédonie agricole, p. 288. Cf. de Lanessan, Plantes utiles des colonies françaises (annexe aux Notices col. de Vexp. aV Anvers), Paris, 1886, p. 233-279.
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donie sont utilisables. Lorsqu'il s'agit d'une flore aussi singulière, aussi originale que celle de la grande île, on peut affirmer qu'il reste beaucoup à découvrir et à reconnaître en ce qui regarde les propriétés des plantes : textiles *, tinctoriaux, plantes à essence, tannants, féculents, plantes à alcool, gommes et résines8, sucs laiteux, oléagineux, plantes médicinales, plantes même simplement ornementales 3, qui peuvent donner lieu à un commerce relativement important. Cette flore,. si pauvre pour les indigènes étant donné leur état social, est donc au contraire des plus riches au point de vue de l'utilisation par les civilisés.
Il existe bien peu de plantes alimentaires qui soient absolument inconnues ; mais il en est beaucoup sur lesquelles l'attention ne s'est pas portée \ Si l'on réfléchit que presque toutes les plantes actuellement cultivées en Europe viennent de pays plus chauds que le nôtre, si l'on songe à la révolution capitale produite par exemple par l'introduction de la pomme de terre, on reconnaîtra que des révolutions semblables peuvent survenir. L'igname (Dioscorea alata), est, paraît-il 5, une excellente plante féculente, dont les colons ont grand tort d'abandonner la culture aux Canaques ; elle peut remplacer le pain. M. Vieillard * trouve que ce tubercule n'est « guère inférieur à la pomme de terre », et M. Seemann 7 déclare « qu'il peut être considéré comme la meilleure racine alimentaire qui soit au monde. » En choisissant les variétés convenables, en leur appliquant les procédés de culture savante qui ont transformé tant d'autres légumes, il n'est pas douteux que l'igname ne devienne une ressource pour les colons calédoniens 8.
L'élevage a été une des premières industries essayées en Calédonie. Paddon, le doyen des colons calédoniens, pratiquait l'élevage à Saint-
1. Jeanneney, La Nouvelle-Calédonie agricole, a consacré la plus grande partie de son livre à cette question. V. 2e partie, La flore, et 3« partie, p. 272-306. Jouan, Mém. soc. Se. de Cherbourg, 1875, t. XIX et 1876, t. ÎX. De Lanessan, Plantes utiles de colonies fr., p. 663.
2. On se préoccupe particulièrement en ce moment de l'exploitation des résines fossiles ou actuelles de Calédonie. Sur l'importance prise en Nouvelle-Zélande par la gomme de Kaori, v. de Launay. Ann. des Mines, 1894, p. 523.