‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 32 sur 393 · Fâhrer filr Forschungsreisende^ p · texte numérisé non relu

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3. Les recherches de flore et de faune répondent à la question : Quand la séparation a-t-elle eu lieu? les recherches morphologiques et géologiques à la question : Comment ? (Wichmann in Pelerm. MitteiL, 1893, p. 225).

4. C'est seulement, dit Thomson, l'accumulation des preuves par des sciences sœurs qui donne un résultat final {Proceed, Queensl. Br. of the R. G. Soc, ofAustralasia, 1892-93, t. VIII, p. 18-20).

étage ou d'un horizon, est bien hasardeux ; s'en rapporter à la présence ou à l'absence d'une famille d'insectes, d'un groupe de plantes, est tout aussi dangereux.

La classification proposée par M. Hahn l prête à plus d'objections encore que celle de Wallace. Sous le titre A' Éludes insulaires*, M. Hahn a écrit le livre le plus important qu'ait inspiré ce sujet, avec la Vie insulaire de Wallace. Il s'est attaché à épuiser la matière; il distingue des îles tectoniques (teklonische Insein), des lies d'érosion, et des lies détritiques, subdivisées elles-mêmes en un grand nombre de sousgroupes, sur lesquels il paraît inutile d'insister. La classification est un peu confuse et à quelques égards inexacte ; non seulement M. Hahn manifeste une antipathie excessive pour la géographie biologique, mais au point de vue purement géologique auquel il se place, beaucoup d'idées qu'il exprime paraissent contestables. Le nom dîles tectoniques est assez heureusement imaginé, mais les autres divisions sont peu claires; mettre aux deux extrémités de la série les îles volcaniques et les îles coralliennes est peu en rapport avec la manière dont sont en fait groupées les îles. La part de l'érosion est fort exagérée.

On se ralliera de préférence à la classification de Richthofen ', qui fait une très juste part aux divers phénomènes qu'étudie le géographe. Elle se fonde, il est vrai, comme il convient, sur la morphologie et la nature du sol ; mais elle n'a garde d'oublier le point de vue biologique et môme historique. Elle se tient à égale distance des excès zoologiques de Peschel et de Wallace, des excès géologiques de Hahn. D'après Richthofen, l'écorce du globe comprend des parties déprimées qui sont les océans, et des parties élevées qui se présentent soit en masses continentales étendues, soit en îles faisant partie intégrante de cette écorce. On peut, pour ces îles, conserver l'ancien nom d'îles continentales. — D'autres formations sont parasitaires, et gardent toujours le caractère de masses surajoutées et étrangères à la structure fondamentale. A cette catégorie appartiennent les îles purement volcaniques et les îles coralliennes. Pourtant (et la remarque est fort ingénieuse), là où les constructions des volcans et des coraux sont placées sur des parties de continents isolées par la mer, c'est la structure fondamen-

1. 11 y a peu de chose à dire de la classification des lies telle que la présente E. Reclus. Le grand géographe français, fidèle à son rôle de vulgarisateur, s'est contenté d'indiquer brièvement la théorie de Wallace, sans s'attarder à des discussions qui n'eussent point été à leur place (la Ten*e, II, p. 229). La théorie purement historique de Ratzel (Anthropogeographie, p. 90) ne tient aucun compte de la géologie et du relief. Elle place l'homme dans la nature « comme un empire dans un empire ». Supan (Grundzùge der physischen Erdkimde, p. 212), en tenant compte de certaines critiques de Kirchhoff, se rallie à la classification de Peschel et Wallace.

2. Insel-Studien, Versucli einer auf orographische und geologische VerfiâUnisse gegrùndeten Eintheilung der Insein, Leipzig, 1883.

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