‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 33 sur 393 · Fùhrer, p · texte numérisé non relu

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taie qui donne le principe de division. Enfin la mer peut entourer de petites inégalités formées par l'apport mécanique des produits de destruction ; ce sont les îles détritiques.

Les îles continentales sont dépendantes ou indépendantes. Parmi les îles continentales dépendantes, Richthofen distingue les îles de désarticulation, séparées par l'action combinée des changements de niveau et des vagues, et dont les types particuliers sont les îles de rias, les îles du type dalmate, les îles de fiord, les îles de liman; et les îles de fracture, isolées par suite d'une dislocation. Quant aux îles continentales indépendantes, elles constituent une classe d'îles plus grandes et plus puissantes, qui ont leur structure propre, forment des groupes étendus et atteignent même les dimensions de petits continents. Que ces îles doivent leur origine aux progrès de la mer ou à des phénomènes tectoniques, elles présentent en elles-mêmes d'importants sujets de recherches, complètent l'histoire des continents et rendent possible de connaître leurs relations. On peut en distinguer trois sortes : les îles continentales de bordure, les îles continentales intérieures et les îles continentales extérieures. Tandis que les îles continentales ne se rencontrent pas en dehors de certaines limites, fixées par les grands traits de la morphologie du globe, les îles parasitaires, presque toutes de faible grandeur, ont une plus grande expansion dans les mers; ces formations adventices, volcaniques ou coralliennes, ne dépendent que dans une faible mesure des limites des continents.

Cette classification est de beaucoup préférable à celles qui l'ont précédée. Elle répond parfaitement à l'état réel de la surface du globe, crée des catégories pour des îles véritablement différentes et ne réunit pas dans un même groupe des îles par trop dissemblables. Elle est plus rationnelle au point de vue géologique que celle de Hahn et peut s'appliquer sans peine aux phénomènes biologiques. Le nom d'îles parasitaires, substitué à ceux d'iles océaniques et îles originelles, dissipe toute équivoque. Les îles détritiques, catégorie empruntée à Kirchhoff et à Hahn, n'ont guère d'importance morphologique et pourraient être supprimées sans inconvénient. La distinction entre les îles de rias et les îles de fiord, entre les îles continentales intérieures et extérieures, est un peu subtile. Avec ces légères modifications, on adoptera la classification de Richthofen. Mais deux réserves s'imposent : la place d'une île dans une de ces catégories ne nous sera affirmée que si la biologie confirme ce qu'auront montré la morphologie et la géologie. De plus, telle est la variété de la surface du globe, qu'il y aura toujours des formes intermédiaires, des transitions insensibles d'une catégorie d'îles à une autre. La diversité des combinaisons est infinie, et certaines îles pourront porter indifféremment l'une ou l'autre étiquette. 11 est bien entendu qu'en géographie il n'y a point de système absolu, mais seulement certaines vues générales fondées sur

l'observation de la nature et qui permettent d'ordonner les matériaux d'étude. Ces classifications sont utiles, à condition qu'on n'oublie jamais leur valeur purement subjective et qu'on n'en exagère pas la rigueur.

Quelle place faut-il assigner à la Nouvelle-Calédonie dans la classification des îles? C'est ce qu'on s'efforcera de rechercher en s'entouranl des divers ordres de renseignements auxquels la géographie fait appeL

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