Notices illustr., p. 88. J. offic, 5 janv
7. Notices illustr., p. 90. M. A. Legrand, p. 176. Journ. Soc. statist., 1889, t. XXX, p. 360. Jeanneney, Nouvelle-Calédonie agricole, p. 192 et 200.
jusqu'ici en Calédonie la superficie la plus considérable et auxquelles les colons s'attachent de préférence. Elles poussent très vite et très bien, ne demandent pas de préparation industrielle, fournissent au colon en cas de non-écoulement sa nourriture et celle de sonbétail. Mais ce ne sont pas là des produits d'exportation ; il y a très vite surproduction et baisse des prix. Ces mômes conditions économiques : intérêt à produire pour la consommation locale, impossibilité d'exporter, s'appliquent aux autres céréales qu'on a essayé de cultiver en Calédonie : le sarrazin, le sorgho, le riz ! auquel un petit nombre de cantons peuvent convenir, enfin le blé.
Pour le blé comme pour d'autres cultures, il y a quelque incertitude. Bien qu'on ait essuyé plusieurs échecs, M. V. Perret * croit que le blé peut réussir et même se contenter d'un sol médiocre, à condition d'apporter quelques précautions dans le choix de la semence et de l'époque d'ensemencement. S'agit-il là d'une sorte d'expérience de laboratoire et faut-il penser avec un observateur « qu'on a fait pousser du blé en Calédonie comme on ferait pousser des palmiers en France 3 ? » L'avenir en décidera 4. La question semble présenter un certain intérêt ; si le Français refuse de se contenter de bananes, de manioc et d'ignames, il y aurait une utilité évidente à s'affranchir du tribut payé à l'Australie pour la denrée la plus indispensable. Il ne saurait s'agir d'exporter ; les espérances de M. Perret sont à cet égard tout à fait irréalisables. Mais, dans la mesure de la consommation locale, la culture du blé doit être entreprise, si elle est possible.
2° Pour les cultures d'arbres à fruits comme pour les céréales, les essais ont été poursuivis sans beaucoup de méthode. De toutes les parties du monde, Australie, Nouvelle-Zélande, Réunion, Antilles, Chine, etc., des fruits ont été introduits dans ces curieux vergers calédoniens 5. Comme pour les cultures vivrières, on introduisait à la fois des plantes des régions tropicales et des végétaux des régions tempérées ; le sol et le climat de l'île se prêtaient à ces essais, ne les décourageaient pas absolument, mais n'indiquaient pas non plus une parfaite convenance. Le climat ne se montrait pas assez « tropical », trop froid
1. Notices illustr., Nouvelle-Calédonie, p. 98. De Rochas, Nouvelle-Calédonie, p. 32. M. A. Legrand, p. 46. Jeanneney, Nouvelle-Calédonie agricole, p. 269. Sagot, Manuel des cultures tropicales, p. 102.
2. V. Perret, Notice sur la culture du blé au point de vue de son introduction en Nouvelle-Calédonie (Nouméa, 1889). Cf. Notices illustr., Nouvelle-Calédonie, p. 91. Monit. offic. du comm., 1890, p. 411. Journ. Soc. statut., 1889, t. XXX, p. 360. Sagot, Manuel des cultures tropicales, p. 121.