‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 346 sur 393 · Peterm. MitteiL, 1893, p · texte numérisé non relu

Peterm. MitteiL, 1893, p

3. Revue mar. et col., 1891, t. GX, p. 260. 8. Balansa, Bull. Soc. Géogr., 1813, p. 131.

4. Notices illustr., Nouvelles- Hébrides, p. 67. Imhaus, Nouvelles-Hébrides, p. 10. Les Hébrides renferment d'ailleurs aussi beaucoup de minerais (fer, cuivre, nickel) et des gisements de soufre.

b. Le Chartier, Nouvelle-Calédonie et Nouvelles-HébtHdes, p. 86.

1892, notamment par celle des Salomon, ne se referme complètement. « Sans les Hébrides, écrivait M. Higginson en 1885 ', notre colonie amoindrie perdrait la plus grande partie de sa valeur ; de la possession de cet archipel dépendent entièrement son indépendance et son avenir. »

On sait quelle est la situation politique de ce groupe d'îles ' : la question des Hébrides date en quelque sorte du jour de la prise de possession delaCalédonie. Febvrier-Despointes avait, paraît-il, Tordre de le9 occuper, mais il négligea de le faire. En 1876, les colons anglais de Vaté demandèrent l'annexion à la France. Mais les réclamations des Australiens amenèrent l'Angleterre à s'interposer, et par un échange de notes, improprement appelé la Convention de 1878, les deux nations s'engageaient, paraît-il, à ne pas annexer l'archipel sans entente réciproque préalable.

Les armateurs et colons de Nouméa firent tout ce qui dépendait d'eux pour empêcher l'accaparement du sol par les Australiens. Ils se sont efforcés d'établir la prépondérance de la France par des acquisitions de terre, l'établissement de colons français, des communications régulières entre les deux archipels. A la fin de 1882, ils avaient racheté * 150000 hectares de terre aux Anglais, en avaient acquis 100000 autres, avaient fondé Port-Havannah dans l'île Vaté (Sandwich) et traité avec les principaux chefs de Mallicolo. En avril 1886, un massacre de colons français amena l'envoi de troupes d'infanterie de marine dans ces deux îles. Après quinze mois d'occupation effective, et alors qu'on croyait la prise de possession définitive, les troupes furent retirées 4. La convention franco-anglaise de 1887 s, qui régit actuellement l'archipel, établit une sorte de condominium; il est question d'y substituer un partage entre la France et l'Angleterre. Il serait cependant à souhaiter que le groupe entier, dépendance naturelle de la Calédonie, et qu'on aurait pu à bien des reprises y adjoindre sans difficulté *, soit réservé à l'influence française.

Il faut se demander d'où provient la lenteur des progrès de l'immigration française en Calédonie, et quels sont les moyens d'y remédier.

t. Notices illustr., Nouvelles- Hébrides, p. 11.

2. Affaires des Nouvelles-Hébrides, Documents diplomatiques (Livre Jaune), Paris, 1887, in-4*. Notices illustr., Nouvelles-Hébrides, p. 7 et 16. E. Reclus, t. XIV, p. 674.

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