Notice pour 1867 (Paris, 1869) p
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Les terres occupées, qui avaient été louées à l'administration par leurs propriétaires, comprenaient 3300 hectares, dont 1500 pour la culture et 1800 pour le pâturage; l'annexe de Koutio-Kouéta était spécialement affectée au bétail. A Uaraï-Fonwhary, créé vers 1871, on a essayé de cultiver le tabac f ; les camps établis à Téremba, Moindou etc. dépendaient de ce pénitencier agricole. Après distribution des terres de Fonwhary à des concessionnaires, le reste de la population pénale a été reporté à 10 kilomètres en arrière, à la Foa. A Pouembout-Koniambo, les installations définitives n'ont guère commencé qu'en 1885 : « On s'est préoccupé surtout d'installer des ateliers de menuiserie et de serrurerie. Toutes les forces de l'administration ont été affectées jusque-là aux constructions d'utilité générale, et les travaux de culture avaient dû être forcément laissés de côté *. »
Au Diahot-Ouéga, un pénitencier a été créé en 1880: on y a logé longtemps les condamnés employés aux mines de Balade, en vertu d'un contrat passé en 1878 par le propriétaire avec l'administration *.
Le pénitencier de Canala, dont la création avait été décidée dès 1865, était destiné à recevoir les incorrigibles « qui y subiraient le régime du bagne dans toute sa rigueur. » Mais les incorrigibles furent reportés dès 1876 à l'île Nou, et Canala devint pénitencier agricole. Cet établissement n'a d'ailleurs jamais renfermé qu'un très petit nombre de transportés, et n'a pris aucun développement.
Tous ces pénitenciers sont ou ont été des diminutifs de celui de l'île Nou, avec cette différence que les condamnés y sont employés principalement à des travaux agricoles, tajidis qu'à Nou ils composent les corvées urbaines de Nouméa 4. Comme le dépôt central, chacun de ces pénitenciers fournit des travailleurs soit dans la localité môme où il est situé, soit dans des localités plus éloignées où on établit des camps mobiles. Ces camps, toujours placés le long des routes, sont construits en torchis ou en paillottes par les condamnés eux-mêmes; ils se composent d'une ou plusieurs cases rectangulaires. L'administration a toujours vu d'assez mauvais œil ces camps, qui rendent, paraît-il, la discipline et la surveillance plus difficiles. Cependant, à partir de 1870, les camps mobiles ou ateliers de travaux publics se sont multipliés dans la colonie 5. Celui qui présente le plus d'intérêt, en raison de la nature des travaux dont il est chargé, est celui de la baie du Prony. C'est le service de l'artillerie qui, en 1867, sous la direction du capitaine Sébert, a fondé l'établissement; il passa ensuite aux ponts et chaussées, pour