Nicomède, Bourail, p
3. Notice pour 1880-81 (Paris, 1884), p. 21. Notice pour 1882-83 (Paris, 1885), p. *& et suiv. Nicomède, Bourail, p. 3 et 17. M. A. Legrand, Nouvelle-Calédonie, p. 110.
les avantages qui leur sont faits, il faut aux concessionnaires agricoles beaucoup d'énergie pour prospérer. Bourail est à 10 kilomètres de la mer, la Néra, qui conduit à une rade peu sûre, est elle-même peu navigable. Pour faciliter les rapports commerciaux avec le chef-lieu, l'administration a fait mettre à l'étude la construction d'un tramway qui, partant de Bourail, irait aboutir à la mer au port de Gouaro. Les caboteurs pourraient alors prendre les marchandises à quai et les transporter par mer à peu de frais à Nouméa. Mais, en bonne logique, n'eût-il pas mieux
UN CONCESSIONNAIRE A BOURAIL.
Photographie communiquée par M. L. Pelatan.
valu commencer par créer une voie d'accès, tramway ou route, avant de créer le centre ?
Un certain nombre de fléaux se sont aussi abattus sur Bourail : une première attaque des indigènes de Ni en 1868; la grande insurrection canaque de 1878, qui avait son foyer à 50 kilomètres de Bourail et qui massacra les concessionnaires ; les sauterelles, les inondations, les sécheresses, les cyclones : « Il y a lieu de considérer1 que les cultures en Calédonie sont soumises à des aléas nombreux. Pour que le concessionnaire puisse vivre sur sa concession, il faut qu'il déploie une, grande énergie et qu'il lutte constamment contre des conditions climatériques défavorables. S'il y en a qui réussissent, c'est grâce à leur travail, à leur conduite, à leur persévérance. » Il est vrai : mais le pire fléau pour Bourail a été l'échec de la culture de la canne. Celui-là, l'administration