Su pan, Peterm. MitteiL, 1892, p
2. Les essais de cartes bathymétriques du Pacifique sont, par ordre chronologique : l°la carte de Petermann, MitteiL, 1877, Taf. 7; 2° la carte de J. Murray, Scott. Geogr. Mag. t. IV, 1883; 3° la carte de Dana, Americ. Journ. ofSc, 1889, t. XXVII ; 4° la carte de Supan, MitteiL, 1892, taf. 4 ; 5° La carte de l'amirauté allemande (Weltkarte zur Uebersicht der Meerestiefen, 3 £>'••, Berlin, 1893).
Nouvelle-Guinée et la Tasmanie au continent australien; elle unit enfin les deux grandes terres dont se compose la Nouvelle-Zélande et leur ajoute une étendue considérable. Mais elle ne réunit même pas, on l'a vu, la Nouvelle-Calédonie aux Loyalty, et n'établit aucun rapport entre l'archipel Canaque et les Hébrides, ni entre la Calédonie et l'Australie ou la Nouvelle-Zélande.
On s'adressera alors à l'isobathe de 2000 mètres. Il est impossible de ne pas lui attribuer une grande valeur morphologique pour cette partie du Pacifique, car elle sépare la zone où les îles sont nombreuses de celle où elles sont rares, des véritables abîmes océaniques !. M. J. Murray avait déjà indiqué1 cette ligne de 1000 fathoms environ comme séparant ce qu'il appelle l'aire de transition de l'aire abyssale. Dans la Méditerranée australasienne 3, cette ligne bathymétrique unit toutes les grandes îles avec l'Asie d'une part et l'Australie d'autre part. Dans le Pacifique Sud-Occidental, son tracé est beaucoup moins net et moins démonstratif. Cependant, à l'Ouest de la Nouvelle-Zélande, elle embrasse une vaste étendue ; l'aire de transition s'étend dans deux directions : d'une part elle atteint l'île de Lord-Howe, de l'autre, par l'île Norfolk et les Chesterfield, elle paraît aller jusqu'à la Grande-Barrière australienne. Les profondeurs de moins de 2000 mètres unissent donc la Nouvelle- Zélande à l'Australie tropicale, tandis qu'une grande fosse la sépare de l'Australie tempérée.
Cette même ligne de 2000 mètres unirait à la Nouvelle-Guinée les Salomon, les Santa-Cruz et les Hébrides. Mais la Nouvelle-Calédonier semblable en cela aux Fidji, n'en paraîtrait pas moins isolée de tous côtés par des profondeurs dépassant de beaucoup 2000 mètres, sans que rien dans le relief sous-marïn établisse un lien entre cette île et la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, ou même les Nouvelles-Hébrides.
Un des plus importants résultats des travaux de YEgeria a été de montrer le tracé significatif de cette isobathe de 2000 mètres sur la ligne Nouvelle-Zélande-Kermadec-Tonga. Dana avait déjà appelé l'attention 4 sur cette « ligne centrale du Pacifique », où se trouve la principale chaîne de direction Nord-Est et pour ainsi dire Taxe de cet océan. Il y a là une ligne tout à fait comparable à celle des îles de la Sonde, par l'opposition brusque entre les îles et les grandes profondeurs, et aussi, comme la géologie le montrera, par l'importance des phénomènes volcaniques. La configuration des terres émergées ne permettait pas à elle seule de supposer ce fait.