Art. cité, p
apparaît bouleversé : il est même complètement interrompu pendant 2 milles environ. De Touho jusque par le travers de Yaté, l'arête est constamment à fleur d'eau, hormis devant les passes. A partir de Yaté, elle s'enfonce sous les eaux d'abord à 2 ou 3 mètres, puis graduellement à 6 et 9 mètres. L'anneau le plus Sud porté sur les cartes marines est couvert de 18 mètres d'eau. Mais le récif ne finit pas là ; il s'enfonce brusquement à 35 ou 40 mètres et forme une crête qui s'étend jusqu'à la passe centrale, près de l'île des Pins.
Ainsi, sauf l'interruption du chenal entre Uaraï et Gatope, les deux interruptions de l'arête à la hauteur de Hienghène et de Yaté, le récif extérieur décrit, autour de la Nouvelle-Calédonie et dans son prolongement, une immense ellipse parfaitement régulière ! .
La partie du récif qui assèche de grande basse mer a une largeur qui varie entre 200 mètres et plus de 1000 mètres. La partie qui émerge est couverte de débris coquilliers et coralligènes de toutes sortes. En nombre de points se forment de petits îlots de sable blanc, presque toujours circulaires.
La longueur de l'arête d'une passe à l'autre est parfois de plus de 50 kilomètres. Quelquefois cette arête s'enfonce de plusieurs décimètres et ne découvre jamais ; on a alors une fausse passe. Entre la marge du grand récif et la côte *, la mer est toujours relativement calme. La
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PLAN ET PROFIL DU CHENAL ENTRE LA TERRE ET LE GRAND RÉCIF. D'après Chambeyron.
chenal a une largeur moyenne de 10 kilomètres. La pente est très douce en général jusqu'aux fonds de 3 mètres, et, en prenant le récif extérieur à ce niveau, sa largeur se trouverait doublée, atteignant de 400 à 2200 mètres. Puis on arrive brusquement aux profondeurs de 10 à 12 mètres; le fond est de sable, coquilles et coraux brisés, sauf près de
1. Chambeyron, (art. cité, p. 576\ et après lui E. Reclus (XIV, p. 690), reprochent à Darwin de a nier l'existence de récifs frangeants et de récifs-barrières sur la côte Est de Nouvelle-Calédonie». Darwin a commis beaucoup d'erreurs, mais il est innocent de celle-là, que l'exploration de Cook à elle seule rendait impossible. Darwin parle de « l'absence presque complète de bancs sur la côte Est ». 11 faut entendre, croyonsnous, l'absence de bancs ou Ilots sableux sur le récif, fait auquel il attribue une certaine importance pour ses théories (Darwin, traduction Gosserat, p. 161).
?. Chambeyron, art. cité, p. 580.
terre et devant les grandes rivières, et à partir des fonds de 50 mètres, où Ton trouve des dépôts vaseux de peu d'épaisseur. L'isobathe de 50 mètres et même quelquefois celle de 40 mètres s'interrompent en certains points. L'isobathe de 50 mètres a toujours pour point de départ une grande passe, et se prolonge devant les passes de moindre impor-