M. Bertrand, Bull. Soc. Géolog. Fr., 1892, XX, p
4. Les récifs de coraux ne sont, en somme, autre chose que le plateau continental rendu visible et apparaissant à la surface de la mer. C'est ce que montre très bien M. Henry 0. Forbes, réfutant l'opinion de Saville Kent sur le récif-barrière australien : le long de la côte orientale d'Australie, un banc sous-marin continue exactement le récif, à partir du point où les coraux ne croissent plus à cause de la latitude (au Sud de l'Ile de Lady Elliot). C'est la meilleure objection à la théorie de l'affaissement (Geogr. Journal, 1893, p. 543-544). V. les cartes marines, notamment n° 780 de l'Amirauté anglaise.
5. Chambeyron, art. cité, p. 583, et Instructions nautiques, p. 4.
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Cette disposition du récii se présente encore, mais d'une manière moins frappante et sur une plus petite surface, aux îlots Champignons, à l'entrée de la baie de Saint- Vincent, ainsi qu'en quelques points de la Grande-Terre aux environs de cette baie ; on signale des faits analogues à Bourail (flot Siandé), à Muéo (îlot Grimault) *. Sur le récif de terre de la rade de Hienghène, un champignon de corail montre une corniche de niveau avec celle qu'on observe sur d'autres roches non coralliennes de la même rade, à quelques mètres au-dessus du niveau de la haute mer. C'est une frêle esquisse des plateaux madréporiques qu'on rencontre sur une bien plus grande étendue et à une bien plus grande altitude à l'île des Pins et aux Loyalty.
Le récif-bordure de l'île des Pins * fait corps avec l'île; il est émergé sur presque tout son pourtour à une hauteur de 5 à 30 mètres environ. La largeur de ce plateau varie de 1 à 8 kilomètres.
La rangée exclusivement coralligène des Loyalty5, parallèle à la Grande-Terre, se compose de quatre anneaux qui se suivent du Nord- Ouest auSud-Est. Le premier anneau estconstitué parles récifs del'Astrolabe, qui dépassent à peine le niveau de la mer. Les trois autres anneaux, formés par les îles d'Ouvéa, de Lifou et de Mare, ont beaucoup plus d'importance.
Ouvéa n'a pas plus de 10 000 hectares. C'est une étroite bande de coraux émergés qui s'étend du S. 1/4 S.-W. au N. 1/4 N.-E. sur une longueur de 23 milles et une largeur moyenne de 1 mille 1/2, sauf dans la partie Nord, où la largeur atteint 7 à 8 milles. Cette bande étroite est légèrement convexe du côté du Nord. Dans l'Ouest, une série de petits îlots de sable à fleur d'eau, les Pléiades de Dumont - ^ ±^ ____^^^
d'Urville, complètent le cercle, ii.vn-Ai; de cohail uOlvea.
circonscrivant avec la terre prin- r)aprt.s Chambo}ron.
cipale un lagon intérieur de 1 à 2
1 5 millesde diamètre. Ce lagon esta fond de sableblanc très uni, sans récifs isolés intérieurs; il a 18 mètres de profondeur à l'Ouest et au centre; la profondeur diminue graduellement vers l'Est, où il n'y a plus que 4 à 6 mètres d'eau. La corniche surplombante du plateau émergé atteint de 30 à 40 mètres d'après de Rochas 4, de 15 à 18 mètres seulement d'après les mesures plus exactes deChambeyron 5. D'après certains renseignements, le plateau d'Ouvéa est parfaitement horizontal 6, tandis que