‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 58 sur 393 · Guppy in Scott. Geogr. Mag.% 1688, p · texte numérisé non relu

Guppy in Scott. Geogr. Mag.% 1688, p

4. Chambeyron donne, pour Lifou 90 mètres (p. 568), Clarke 250 pieds (76 mètres), M. Pelatan 60 mètres. D'après Grundemann, Lifou est plus élevée que Mare.

5. 80 mètres, d'après de Rochas, 40 mètres seulement d'après J. Garaier et Pelatan. Mare, la moins connue des Loyalty, est celle sur laquelle le plus d'erreurs sont conmises. M. Guppy, si sévère pour Darwin, prétend encore en 1888, que « Mare est un degré intermédiaire entre Ouvéa et Lifou », et qu'elle a des ouvertures du côté de l'Ouest, laissant une baie en forme de lagon, fermée par des récifs vivants et de petites lies (Scott. Geogr. Mag., 1888, p. 134).

vertical. M. Chambeyron * ne put aller visiter cette bosse rocheuse, mais un officier lui affirma plus tard que c'était une roche éruptive. M. Grundemann avait déjà signalé ce fait : d'après ses informations, on trouverait à Mare de nombreuses traces d'activité volcanique, peut-être même un ancien cratère *. Mais il a dû y avoir une méprise, et il ne paraît pas exister de pointement de roche éruptive à Mare 8.

Les grands fonds se trouvent à Lifou, de même qu'à Ouvéa et à Mare, tout près des falaises ; la sonde à main n'atteint pas le fond, sauf dans les anses. On a vu quelles grandes profondeurs ont données les sondages de la Fasana et du Bruat. Si les îles coralliennes ont des pentes plus abruptes que toutes les autres îles et presque verticales, c'est, selon M. Dietrich *, la meilleure preuve qu'elles sont le couronnement d'élévations sous-marines : les talus véritablement verticaux y sont en effet limités à la zone littorale ; plus au large, leur inclinaison est la même que celle des îles volcaniques. Le fait que les îles coralliennes d'un même groupe sont séparées les unes des autres par de grands fonds et ne reposent pas sur un socle commun est aussi en faveur de cette idée. Les sondages océanographiques ont d'ailleurs fait découvrir de nombreuses protubérances sous-marines isolées, sur lesquelles on trouve des scories, des ponces, etc.

Un des faits les plus intéressants de la structure de ces îles est la présence de grottes et de cavernes en grand nombre. Le plateau de l'île des Pins est creusé de ces grottes où se réunissent les eaux pluviales; arrêtées par la masse coralligène, ces eaux pénètrent dans le calcaire par des fissures et gagnent la mer par une route souterraine. A Lifou et à Mare, il y a également beaucoup de cavernes dans les falaises du pourtour insulaire, des grottes ornées de stalactites et de stalagmites, des puits naturels, véritables « avens », dans le plateau même. Ce sont les phénomènes ordinaires des pays de calcaire fissuré 5. Quelle action a été prépondérante dans la formation de ces cavernes du corail ? Sontelles dues surtout à l'érosion par les eaux marines et pluviales, érosion qui a profité des fentes et des failles? Faut-il les attribuer en grande partie, comme le pense M. Walther 6, à des vides de sédimentation originels dans le récif, que les eaux utilisent, mais qu'elles ne créent

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