Dietrich, art. cité, p
5. On trouve aux Loyalty tout l'ensemble de particularités que les géologues allemands appellent « les phénomènes du Karst » et qui pourraient aussi bien s'appeler « les phénomènes des Causses ».
6. J. Walther, (Peterm. Ergànz. n° 102, p. 30-34). Il faut ajouter en tout cas les phénomènes de dissolution connus sous le nom de dolomitisation. (V. Lapparent, Manuel de Géologie, 3e édition, Paris, 1893, p. 316.)
pas? Il n'y a aucune raison pour ne pas admettre concurremment les deux modes de formation.
La transformation du corail en calcaire compact mériterait d'être étudiée de près; mais on a jusqu'ici peu de documents en ce qui concerne l'archipel Calédonien. Tout d'abord le récif, même le récif immergé, n'est pas, comme on se l'imagine parfois, formé uniquement de coraux ; deux sortes de sédiments concourent à le former : les blocs de corail, et le sable calcaire organique. « Nulle part, dit M. J. Walther \ on n'observe un changement de faciès aussi rapide que dans les récifs de coraux. La constitution des sédiments est très variée à l'origine, et plus différenciée encore par les phénomènes qui surviennent après leur formation. » Par degrés, les blocs coralliens et le sable corallien passent à des brèches et à des conglomérats coralliens, puis à des calcaires blancs solides, aussi épais et aussi homogènes que les calcaires anciens des continents. Avec l'âge, c'est-à-dire avec la durée de la cimentation des blocs de corail par le sable corallien, et avec l'épaisseur de la construction corallienne, le caractère du calcaire ordinaire s'accuse de plus en plus, la distinction des blocs de corail devient moins nette et disparaît.
En ce qui concerne l'âge des roches coralliennes de la Nouvelle-Calédonie, on n'a qu'une note de M. Clarke * sur les coraux de Lifou. D'après le géologue australien, sur la partie basse de l'île, on trouve des blocs de calcaire récent, semblables à ceux qu'on rencontre sur différentes parties du récif-barrière ; ils consistent en Cardium récents et autres coquilles, entières ou en fragments, cimentées par un conglomérat. Au-dessus de ces masses calcaires inférieures, entre 15 et 30 mètres au-dessus de la mer, les interstices de la roche sont remplis de vase calcaire, de fibres végétales et de coquilles. Enfin la partie supérieure de l'île contient une espèce disparue, apparemment une Aslrœa; ce corail supérieur paraît être d'un âge reculé, étant extrêmement ruiné, tandis que les coraux plus récents sont d'une grande fraîcheur.
Ainsi pour M. Clarke, de même que pour MM. Garnier* et de Rochas, l'étage supérieur de Lifou serait vraisemblablement pleistocène, les autres étages appartenant à l'époque actuelle. On retrouve des porcelaines et autres coquilles actuellement vivantes, intactes et ayant conservé leurs couleurs, à 200 mètres du rivage et à 30 mètres au-dessus du niveau de la mer.
M. Pelatan 4 estime que tous les plateaux coralliens émergés de l'archipel Canaque appartiennent à une formation peu ancienne :