‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 63 sur 393 · Ch. Blin, Voyage en Océanie, in-16, Le Mans, 1881, p · texte numérisé non relu

Ch. Blin, Voyage en Océanie, in-16, Le Mans, 1881, p

3. M. le Dr Monin {Arch. médec. nav.t 1882, t. 38, p. 412) dit que le retrait de la mer rendrait parfaitement compte des terrasses coralliennes d'Erromango (Nouvelles-Hébrides), mais « il nous répugne de croire à ces changements périodiques du niveau de là mer », ajoute-t-il aussitôt.

4. The Solomon Islands, 2 vol. in-8°, 1887, p. 126, et A crilicism of the theovy of subsidence as affecting coral recfs [Scott. Geogr. Mag., 1888, p. 121).

5. Strehl, Négative Slrandvei'schiebwigen im Gebiete des sUdwestlichen Pacific [Zeitschrift Wissensch. Geogr., Ergànz. n° 3, 1890). Cf. Campbell, Some coral andvolcanic Islands of the Western Pacific (Transact. of ihe H. G. Soc. of Australasia, Melbourne, 1889, t. VI, p. 19). D'après les renseignements oraux qu'a bien voulu nous

ments de niveau négatifs dans le Pacifique Sud-Occidental, de la mer de Banda aux Loyalty, et montré que les calcaires coralliens atteignent partout de bien plus grandes hauteurs qu'on ne le croyait. 11 pense que « l'hypothèse d'une transgression de la mer donnerait des chiffres d'arrêt des lignes de rivage beaucoup plus réguliers que ceux qu'on observe, et que l'hypothèse d une relation de ces traces négatives s'élevant à plus de 100 mètres avec des forces de soulèvement doit être incontestablement préférée à l'hypothèse d'un abaissement plusieurs fois répété du niveau de la mer f. » M. Strehl cherche à démontrer que les plateaux coralliens émergés se trouvent toujours dans la zone extérieure d'une courbe volcanique dont la zone intérieure est affaissée ; par exemple les Nouvelles-Hébrides et les Loyalty avec leurs coraux émergés seraient la zone extérieure soulevée (volcans des Hébrides, volcan Matthew dans le prolongement des Loyalty), la Nouvelle-Calédonie, la zone intérieure affaissée. Mais tout cela est encore bien incertain. Les phénomènes volcaniques sont en relation avec les déformations de l'écorce : suivant quelle loi? c'est ce qu'il est encore bien difficile de savoir.

Une chose est indiscutable : c'est que la présence côte à côte des diverses variétés de récifs n'est pas un fait particulier à l'archipel Calédonien. Il en est de même partout; on ne saurait donc plus soutenir que ces variétés s'excluent, ni déterminer, par les formes des récifs, de grandes zones d'affaissement et de soulèvement dans le Pacifique. Les récifs soulevés, qui ne peuvent être séparés dans l'espace des récifs immergés, peuvent-ils en être séparés dans le temps? Sont-ils plus anciens, et un mouvement de submersion à l'époque actuelle a-t-il succédé à un mouvement d'émersion des contrées tropicales à l'époque pleistocène? C'est l'opinion de Suessa, mais il faudrait connaître l'âge de ces plateaux calcaires élevés; il est prouvé que l'époque des constructions coralliennes du Pacifique embrasse une partie de l'époque tertiaire3 et s'est continuée depuis sans interruption.

Il faut d'ailleurs faire encore une réserve : le mouvement négatif dont témoignent les Loyalty et l'île des Pins peut avoir été compensé et au

fournir M. le Dr François, les faits qu'il a observés aux Nouvelles-Hébrides confirment tout à fait la manière de voir de Guppy et de Strehl. Cf. G. G. Friedrick. Geology of the New-Hebrides (Quart. Journ. Geol. Soc. London, vol. XLIX, 1893, p. 227). De même pour les coraux de Nouvelle-Guinée, qui atteignent 600 mètres au-dessus du niveau de la mer (Jack and Etheridge, p. 684).

1. Il faudrait savoir ce que sont réellement les « dénivellations accentuées » et les « bouleversements » dont on parle aux Loyalty, pour décider entre Suess et ses contradicteurs.

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