‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 71 sur 393 · Pelatan, p · texte numérisé non relu

Pelatan, p

On décrira successivement : 1° les terrains primitifs avec les roches éruptives qui les accompagnent ; 2° les terrains sédimentaires avec les mélaphyres; 3° les serpentines. On aura ainsi distingué trois groupes bien déterminés, et on indiquera les formes de relief qui caractérisent chacun d'eux. Comme le dit M. J. Garnier1, « les montagnes de la Nouvelle-Calédonie changent d'aspect suivant que les roches qui les composent varient elles-mêmes. Ce fait est ici tellement saillant, qu'il peut à lui seul dans bien des cas permettre à un œil exercé de désigner d'avance le genre de roches qui est en présence. »

Les terrains primitifs ou archéens de la Nouvelle-Calédonie 2 comprennent, se succédant l'un à l'autre, deux horizons assez distincts, auxquels le nom d'étage peut être appliqué et dont la ligne de contact est relativement facile à suivre. Les divers éléments de ces terrains, ordinairement très redressés, ont une orientation générale voisine de Nord 43° Est, c'est-à-dire transversale par rapport à la direction générale de l'île, tandis que toutes les autres formations géologiques sont au contraire parallèles à cette direction.

L'étage inférieur, très cristallin en même temps que feuilleté, est caractérisé par une importante formation de micaschistes, fort variés comme aspect, passant fréquemment à des chloritoschistes ou à des talcschistes. On rencontre aussi des gneiss et des schistes amphiboliques, mais beaucoup moins développés que les micaschistes. Le quartz est très répandu dans tout l'étage, surtout à l'état de veines, parfois assez abondantes pour former de puissants amas.

Un lambeau de cette formation 3 apparaît dans l'intérieur de l'île et occupe un espace peu étendu sur les crêtes qui séparent les deux vallées de Houallou et de Bourail. Mais c'est surtout au Nord de l'île que se développe l'étage inférieur des terrains primitifs. 11 occupe sur la côte orientale tout l'espace compris entre la mer d'une part, les deux vallées de la Ouaième et du Diahot de l'autre. La chaîne montagneuse ainsi délimitée est la plus longue, la plus régulière et la plus élevée de la Nouvelle-Calédonie ; elle constitue un ensemble géographique parfaitement net. Le mont Panié \ dont l'altitude atteint 1642 mètres, est le point

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