‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 72 sur 393 · Anna/es des mines, 1867, p · texte numérisé non relu

Anna/es des mines, 1867, p

2. Pelatan, p. 7-12. Heurteau, p. 7 et p. 22-40. J. Garnier, Ann. des mines, 1867, p. 13.

3. Pelatan, p. 9. Heurteau, p. 7-10. J. Garnier, Ann. des mines, 1867, p. 10.

4. Faure-Biguet, Géographie de la Nouvelle-Calédonie, p. 16. Chambeyron, Bull. Soc. Géogr., 1875, p. 574. Chambeyron et Banaré, Instructions nautiques, p. 7. Revue mar. et col., 1873, t. 39, p. 462.

culminant de la chaîne et le plus haut sommet de toute l'île; et comme il n'est qu'à 5 kilomètres de la mer, on voit que la pente moyenne est très forte.

Divers géographes * parlent d'un contrefort en forme de selle, ou d'une cime en forme de voussure, qui, s'étendant au Nord du Panié, dépasserait 1700 mètres. Il n'en est rien, et en réalité la chaîne s'abaisse peu à peu d'une manière assez régulière à mesure qu'on s'avance vers le Nord. Le sommet Golnett n'a plus que 1514 mètres; couronné par un plateau de 300 mètres de largeur, il a des pentes plus escarpées encore que le Panié. Le versant qui regarde la mer est le plus abrupt; le versant opposé est moins rapide, mais le relief y est, en revanche, beaucoup plus tourmenté.

Les feuillets des roches étant très inclinés et dirigés vers le Nord-Est, sont transversaux et souvent perpendiculaires à la ligne de faîte et à la direction générale de la chaîne, qui est Nord-Ouest, comme l'île ellemême ; il en résulte un relief spécial *. Plus résistants que les micaschistes, les amas quartzeux ont été respectés par les érosions, et, reconnaissables à leur couleur blanche, jalonnent en quelque sorte les sommets. L'action des eaux s'exerçant perpendiculairement à la ligne de faîte suivant la direction des micaschistes, y a creusé des vallées que séparent des contreforts en dos d'âne, dont un des versants est ordinairement formé par un plan de stratification des schistes. Vu de la mer, le profil de la chaîne se dessine en silhouette sous la forme d'une ligne généralement horizontale; « la crête, dit Chambeyron *, est une véritable arête de toit. » De cette ligne de faîte on descend à la mer par une série de glacis inclinés et disposés en gradins.

Au Nord du mont Ignambi (1310 mètres), l'altitude diminue graduellement dans la direction du Nord-Ouest. A Balade, le sommet est à 670 mètres, le col à 408. Dans la presqu'île de Pam on ne trouve plus que des collines; puis la chaîne se cache sous les flots, pour se montrer de nouveau dans les îlots de Pam (172 mètres) et de Balabio (282 mètres), et disparaître définitivement à la pointe Nord de cette dernière île.

L'étage supérieur des terrains primitifs 4, d'une cristallinité moins accusée, repose sans discordance sur les roches de l'horizon sous-jacent. Il se compose surtout de pbyllades et de schistes sériciteux. Les phyllades passent fréquemment soit à des schistes argileux non fissiles, soit à des schistes ardoisiers grossiers. Les schistes à séricite, extrêmement fissiles, sont très développés en plusieurs points de la région où affleure l'étage, et y occupent une place prépondérante. Les éléments moins impor-

1. Chambeyron, p. 574. Reclus, Nouvelle Géographie universelle, t. XIV, p. 689.

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