Pelatan, p
rugineux très fossilifères et par des schistes siliceux. Cet horizon, qui ne se développe guère qu'en marge des assises houillères et n'est pas toujours apparent, peut être considéré soit comme triasique, soit comme jurassique.
Largement étalés sur cette assise reposent les terrains crétaciques, comprenant d'abord des grès durs, compacts, d'un gris de fumée, remplis d'empreintes fossiles charbonneuses et qui passent souvent à des poudingues ; puis, au-dessus de ce premier horizon, une grande épaisseur de grès arénacés dans lesquels sont intercalées les couches de combustible, associées presque constamment à des schistes argileux. Ceux-ci sont tendres, presque plastiques. On y trouve, ainsi que dans les grès durs, de nombreuses empreintes de plantes, malheureusement toujours difficiles à déterminer. Les fossiles sur l'existence desquels on s'appuie pour établir la position exacte de la formation houillère néo-calédonienne dans l'échelle géologique sont en petit nombre. La faune est pauvre, la flore un peu mieux fournie sans être riche * ; cependant, si indigentes qu'elles soient, elles paraissent suffire pour rattacher la formation au crétacique. Les diverses coquilles reconnues se rapprochent toutes de types de cette série, tandis que parmi les plantes se montrent les végétaux dicotylédones dont l'apparition est contemporaine de la même période.
Les assises jurassiques et crétaciques réunies se développent audessus du trias, le long du versant occidental ; elles s'étendent suivant une bande étroite et discontinue dans l'espace en fond de bateau formé à l'Ouest par les schistes triasiques et les roches éruptives qui les ont métamorphisés, à l'Est par les derniers contreforts de la chaîne centrale. Elles forment ainsi une succession de bassins allongés2, dont quatre ont des dimensions assez notables, tandis que les autres ont une superficie bien plus restreinte. Ces bassins sont, en allant du Sud au Nord : 1° Le bassin de Nouméa, s'étendant sur une longueur de 50 kilomètres, du mont Dore à Saint-Vincent, et sur une largeur moyenne de 5 kilomètres. 2° Le bassin de Moindou, étalé sur plus de 70 kilomètres, de la rivière de Ouenghi à Bourail; c'est de beaucoup le bassin le plus important, et il atteint par endroits 12 kilomètres de largeur. 3° Le grand bassin de Poya, de 40 kilomètres de longueur sur
1. A la fin de 1887, M. Zeiller ayant examiné à l'École des mines des empreintes végétales recueillies aux Portes -de-Fer près Nouméa, y a reconnu de nombreux fragments de feuilles de dicotylédones parfaitement reconnaissantes. Or, dans l'hémisphère austral comme dans l'hémisphère boréal, les dicotylédones ne se montrent pas avant l'époque crétacée. M. Douvillé est arrivé au même résultat en examinant la faune recueillie dans la région de Moindou. (Zeiller, Ann. Géol. Universel , t. VI, p. 1080, Bull. Soc. Géol. Fr.t 1888-89, t. XVII, p. 443.) J. Garnier et Heurteau (p. 181- 182) rapportaient à l'infralias les couches carbonifères de nouvelle-Calédonie.