Pelatan, p
4 à 5 kilomètres de largeur, qui s'étend au Nord du cap Goulvain, et le petit bassin de Muéo. 4° Les petits bassins de Pouembout et de Koné, le grand bassin de Voh, long de 25 kilomètres, et enfin le petit bassin de Gomen. L'espace total occupé par la formation houillère calédonienne est considérable, eu égard à la superficie de nie ; il est de plus de 120000 hectares, c'est-à-dire d'une étendue supérieure à celle de l'île de la Martinique tout entière.
Le pays houiller est formé en générai de collines basses *, de chaînes allongées, aux lignes de faîte horizontales, aux pentes douces, aux croupes arrondies, d'une altitude moyenne de 300 à 400 mètres.
Des plissements, espacés avec une certaine régularité *, ont relevé les assises en une suite de collines disposées sur des alignements parallèles dont la direction oscille autour du N. 75° W. Presque toutes ce6 collines offrent ce caractère commun d'être abruptes et parfois même escarpées du côté de l'Ouest, tandis que vers l'Est elles s'abaissent en pente douce, trahissant ainsi le sens général du pendage du terrain, dirigé environ E. 15° N. Ce mode de relief est surtout apparent quand on observe les îlots de la baie de Boulari. Là, en effet, la formation, très arénacée, n'étant pas protégée comme elle l'est au Nord par une lisière de terrains plus consistants, a disparu en grande partie, ne laissant que quelques crêtes de collines émergées, dont le profil est caractéristique.
Les terrains triasiques et crétaciques ont été bouleversés par de nombreux épanchements mélaphyriques3, d'une étendue beaucoup plus grande que les éruptions de roches vertes anciennes. Dans ces épanchements, très variés d'allures, on peut distinguer des mélaphyres cristallins, des tufs mélaphyriques et des brèches mélaphyriques. Les tufs, d'aspect terreux, ne se rencontrent que près de la côte, à une faible altitude, dans la baie de Muéo et dans la baie de Saint-Vincent, où ils forment les falaises taillées à pic de l'île Ducos.
Mais les mélaphyres sont surtout développés dans les parties élevées de l'intérieur. Ils sont très irrégulièrement répartis entre les vallées de Houaïlou et de Thio. Le plus considérable massif montagneux qu'ils constituent se rencontre dans le Sud de Canala, entre la côte orientale et le bassin houiller de Moindou. Là se dressent notamment le mont Nakada (1137 mètres), le mont Unio (i008 mètres); ce dernier sommet, situé à peu près à égale distance des deux côtes, est visible de la mer tant à l'Est qu'à l'Ouest de l'île*; l'aplatissement de sa partie
1. Pelatan, p. 20. Heurteau, p. 12. J. Garnier, Ann. des mines, p. 10. Instructions nautiques ^ p. 7.