‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 80 sur 393 · Pelatan, p. 30. Heurteau, p · texte numérisé non relu

Pelatan, p. 30. Heurteau, p

4. C'est sans doute le mont Unio qu'a voulu désigner M. Faure-Biguet (p. 16), dont la description fantaisiste a été reproduite dans le Dictionnaire de Vivien

supérieure lui a valu le nom de Table-Unie. Près de la côte, les mélaphyres apparaissent plutôt à l'état de bouffissures: ils ont provoqué unplongement général des assises sédimentaires dans la direction de l'Est, plongement qu'interrompent seulement des cassures ou des plissements dirigés parallèlement au sens dans lequel se sont exercées les poussées, c'est-à-dire parallèlement à une direction approximative N. 20° E. à S. 20° W. C'est surtout l'étage triasique qui a été bouleversé et métamorphisé par les mélaphyres, mais leur action s'est étendue aussi aux autres terrains secondaires. D'ailleurs d'autres roches éruptives, que M. Pelatan classe à côté des rhyolites1, ont affecté spécialement la formation houillère, et les grands épanchements serpentineux, qui ont joué un rôle si prépondérant dans la constitution de l'île, interviennent à chaque instant pour limiter ou recouvrir les terrains sédimentaires.

Les terrains sédimentaires s'arrêtent brusquement en Nouvelle-Calédonie au crétacé, et le groupe tertiaire ne s'y trouve pas représenté. Si donc on veut, à partir de la formation houillère, continuer à passer en revue la série sédimentaire, il faut arriver aux terrains d'origine tout à fait moderne, coraux et alluvions. En dehors des terrains madréponques émergés et immergés, qui ont été étudiés à part, les terrains d'origine moderne sont eux-mêmes faiblement représentés.

Les alluvions pleistocènes des vallées de la Nouvelle-Calédonie comportent ordinairement des graviers, des sables, des argiles grises et des terres brunes ou rouges. Nulle part. elles n'ont pu se développer avec assez d'ampleur pour couvrir de larges étendues planes. C'est uniquement près de l'embouchure des rivières de la Foa, de Bourail, de Poya, de Pouembout, de la Néhoué et du Diahot, c'est-à-dire sur les côtes Ouest et Nord, que des apports venus des montagnes de la chaîne centrale ont pu former des sortes de longues plaines resserrées. Les lambeaux d'alluvions de la côte Est n'ont aucune importance.

Les alluvions pleistocènes et contemporaines sont les seules formations qui n'aient pas subi en Nouvelle-Calédonie des bouleversements de toutes sortes et qui aient gardé la stratification horizontale, formant des plaines ou des marais qui ont en moyenne de 1 à 10 kilomètres de largeur. Si peu étendues qu'elles soient, ces alluvions n'auraient probablement pas réussi à former des dépôts, si elles n'avaient été protégées par les coraux ; les barrières de récifs ont joué ici un rôle conservatif qui doit être très important dans beaucoup de régions tropicales*. A l'entrée

de Saint-Martin, en parlant du pic Table (% au Sud d'Hienghène (?), qui fait partie du même groupe que le Panié (?) (à moins qu'il ne s'agisse du Teboa, qui d ailleurs est au Nord d'Hienghène).

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