‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 81 sur 393 · Pelatan, p · texte numérisé non relu

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%. Richthofen a avec raison attiré l'attention sur ce point (Ftlhrer, p. 411-mj.

de la plupart des fleuves calédoniens, de longues lignes de palétuviers, prolongeant au loin les berges, permettent aux alluvions de se déposer et favorisent ainsi un vaste travail de colmatage. Le phénomène est des plus intéressants et mériterait d'être décrit en détail. Ces progrès duj littoral sur la mer sont, paraît-il, très appréciables sur beaucoup de points de la côte occidentale1.

L'action des nombreux petits cours d'eau qui parcourent la région sédimentaire2 est venue achever de modeler et de subdiviser son relief. Ils occupent tous des vallées d'érosion, des vallées purement « sculpturales ». Ces vallées sont étroites et courtes, transversales par rapport à la direction de l'île et des terrains. Mais elles diffèrent de celles des terrains primitifs en ce qu'elles s'élargissent en arrivant à la mer et y constituent en général de petites plaines alluviales. C'est que sur la côte occidentale, où se développent les formations triasique et crétacique, les coraux sont plus rapprochés de l'île, plus « protecteurs » par conséquent pour les alluvions ; en même temps, le relief est moins accentué et la pente moins rapide, le versant Ouest étant un peu plus étendu que le versant opposé. Tout concourt donc à créer de ce côté, dans le cours inférieur des rivières, quelques petites plaines, qui manquent presque totalement dans le reste de l'île. Mais le cours supérieur franchit des chutes et des cascades ; c'est un caractère général commun à toutes les rivières de l'île.

Elles ne se distinguent guère les unes des autres : dans le Nord-Ouest surtout, elles ne présentent que fort peu d'intérêt morphologique. Au Sud, l'île s'élargit un peu, et l'espace occupé par les terrains sédimentaires augmente. Le territoire de Bourail 3 est le point de convergence de trois vallées étroites, bordées par de hautes montagnes, celles de la Douencheur à l'Ouest, de la Pouéo au Nord, de la Boguen à l'Est. La plaine de Bourail, qui a 4 kilomètres de longueur sur à peu près 1 kilomètre de large, est constituée par l'épanouissement des trois vallées en forme d'éventail; c'est un entonnoir, une cuvette profondément encaissée où les eaux ont dû former un lac avant de s'être frayé un passage vers la mer par l'étroit défilé de la Néra. Ce petit fleuve, de 10 à 12 kilomètres de parcours, a réussi à entamer l'obstacle que lui opposaient les monts Nékou et Népaurou. La Néra est la barre verticale d'un T

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