‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 82 sur 393 · Notice géographique sur le 5e arrondissement, p · texte numérisé non relu

Notice géographique sur le 5e arrondissement, p

2. Faure-Biguet, p. 23. De Rochas, Essai sur la topographie hygiénique et médicale de la Nouvelle-Calédonie, Paris, 1860, in-4°, p. 6.

3. Nicomède, Un coin de colonisation pénale : Bourail, Rochefort, 1886, in -8°, p. 7.

dont la Douencheur et la Boguen, venant de directions opposées et s 'abouchant à plein canal, seraient la barre horizontale1. Elle forme un petit delta, triangle à peu près équilatéral de 2 kilomètres de côté.

La Foa, qui vient du massif de Canala, est une des plus importantes rivières de la côte Ouest, tant par l'étendue de la région drainée que par la largeur relative de sa vallée. Pendant 16 kilomètres environ de son cours inférieur elle n'a pas de rapides ni de chutes.

La dépression la plus notable qui coupe l'île dans le sens de la largeur, et qui permet de passer le plus facilement de l'une à l'autre côte, correspond précisément à laplus grande extension des terrains sédimentaires. C'est au point où ils occupent presque toute la largeur de l'île, entre Thio et Bouloupari, que se trouve cette dépression. « Par la vallée d'Io (Thio), dit Chambeyron5, et dans la direction de N.-W.-S.-W., on aperçoit, en passant devant la côte, comme une coupure en ligne droite dans les montagnes de l'île. La crête la plus élevée qui, d'après sa distance évaluée à l'œil, doit être sur la côte Ouest de l'île, ne semble pas, d'après sa hauteur angulaire, atteindre 400 mètres d'altitude. » La dépression est d'ailleurs toute relative ; il serait plus exact de dire que c'est une ligne un peu moins accidentée que les autres. Dans cette coupée coulent d'une part la rivière de Thio, d'autre part quelques-unes des nombreuses rivières qui viennent se perdre dans les terrains marécageux de la baie de Saint-Vincent.

Les marais sont en effet assez nombreux dans la partie de la grande lie qui borde la côte occidentale. On déterminera plus loin l'influence exercée par le régime des pluies sur leur formation. Les rivières, par les alluvions qu'elles ont entassées à leur embouchure, ont créé un obstacle au libre écoulement de leurs eaux. Le flot de la mer, qui contrarie aussi cet écoulement, suffit pour produire des inondations périodiques et quotidiennes des terrains les plus bas et les plus rapprochés du rivage. Ainsi naissent des espaces marécageux, des atterissements limoneux qu'une eau saumâtre envahit à chaque marée ou seulement lors des tempêtes. Ces atterrissements acquièrent une certaine étendue dans quelques localités.

Le caractère des côtes de la région sédimentaire3 est indiqué par ce qui précède. Cependant il y a une distinction à faire : de la baie de Boulari jusque vers la presqu'île de Ouitoé, la côte est saine, rocheuse, bien articulée. C'est la partie où la bande sédimentaire est fort étroite, directement bordée vers l'intérieur par la grande éruption serpenti-

1. Ces cours d'eau ne se raccordent donc pas tangentiellement entre eux à leurs confluents, comme c'est la règle; cela paraît être un signe qu'ils sont à un degré peu avancé de leur évolution.

2. £. S. (iéogr.y 1875, p. 572, et Instructions nautiques , p. 10.

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